Affaire de drone abattu: Le Mali porte plainte contre l’Algérie auprès de la CIJ
Dans un communiqué publié, le gouvernement du Mali affirme avoir déposé auprès de la Cour internationale de Justice, une requête introductive d’instance contre l’Algérie suite à la destruction d’un drone de l’armée malienne par l’aviation algérienne en avril dernier.
Pour le Gouvernement de la Transition du Mali la destruction du drone à l’intérieur du territoire malien, <<constitue non seulement une agression, un acte hostile, inamical et condescendant de l’Algérie, mais aussi et surtout une violation manifeste du principe de non-recours à la force et un acte d’agression, au regard de la Résolution A/RES/29/3314 du 14 décembre 1974 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, des dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, de l’Acte constitutif de l’Union Africaine et de son Pacte de non-agression et de Défense commune>>.
Les autorités maliennes estiment que cette agression <<flagrante>>, qui avait pour but d’entraver la neutralisation des groupes armés terroristes par les Forces Armées et de Sécurité maliennes, est le summum d’une série d’actes hostiles et d’agissements malveillants, maintes fois dénoncés par le Mali, et démontre clairement, selon le communiqué, une collusion malsaine entre les terroristes et le régime algérien qui leur accorde son protectorat.
<< Par cette requête introduite auprès de la Cour internationale de Justice, le Gouvernement de la Transition du Mali réaffirme l’impérieuse nécessité pour les Etats parrains et exportateurs du terrorisme au Sahel, de cesser d’être une menace à la paix et à la sécurité régionales et de travailler de bonne foi pour contribuer à la stabilité, seul gage de la sécurité collective et du développement durable>>, souligne le document.
Pour rappel, dans la nuit du 31 mars au 1 avril 2025, un
drone de reconnaissance, immatriculé TZ-98D, des Forces Armées et de Sécurité maliennes a ete abattu à Tinzawatène dans la région de Kidal au Mali par l’aviation algérienne. L’Algérie avait indiqué que l’aéronef a violé son espace aérien. Une accusation rejetée par le gouvernement malien.
F D

