Nouvelle flambée des cas d’Ebola en RDC: Le Mali évalue ses dispositifs de prévention et de riposte
Qualifiée, le dimanche dernier, d’urgence de santé publique de portée internationale par l’Organisation mondiale de la Santé(OMS), l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo a déjà fait plus d’une centaine de morts avec plus de 500 cas suspects en République démocratique du Congo(RDC). Face à cette menace qui peut se propager, le Mali évalue ses dispositifs de prévention et de riposte contre Ebola, même si aucun cas n’a heureusement été encore enregistré dans le pays.
Le 15 mai 2026, les autorités sanitaires congolaises ont confirmé une épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo dans la province d’Ituri, située dans l’Est du pays. Des cas confirmés de la maladie ont egalement été enregistrés également en Ouganda, poussant l’OMS a qualifié l’épidémie d’urgence de santé publique de portée internationale, le 17 mai 2026.
« Le taux de positivité élevé des premiers échantillons prélevés, la confirmation de cas à Kampala et à Kinshasa, la multiplication des signalements syndromiques de cas suspects et les foyers de décès dans la province d’Ituri laissent présager une épidémie potentiellement bien plus importante que celle actuellement détectée et signalée, avec un risque de propagation local et régional significatif », a alerté l’OMS qui a livré, déjà, 11, 5 tonnes de fournitures, et d’équipements médicaux essentiels et déployé des experts sur le terrain pour lutter efficacement contre cette épidémie qui a déjà causé la mort de plus de 100 personnes avec plus de 500 cas suspects.
C’est dans ce contexte que le ministère de la Santé et du Développement social du Mali a organisé, hier, une rencontre avec ses services techniques et ses partenaires notamment l’OMS-Mali afin d’évaluer les dispositifs de prévention et de riposte contre l’Ebola et l’hantavirus. « Aucun cas n’a été enregistré au Mali. Toutefois, la vigilance reste renforcée en raison des cas signalés en RDC et en Ouganda, ainsi que des mouvements de populations à l’approche de la Tabaski », a déclaré le ministère de la Santé et du Développement social, soulignant la nécessité de renforcer durablement les capacités de financement et les stocks d’intrants de lutte contre les épidémies.
Contrairement aux souches Ebola-Zaïre, il n’existe actuellement aucun traitement ni vaccin spécifique homologué contre le virus Bundibugyo. De ce fait, cet événement est considéré comme exceptionnel, affirme l’OMS.
A Diamouténé



