Santé : Le Cluster passe en revue ses réalisations de 2025 et se projette sur 2026

Santé : Le Cluster passe en revue ses réalisations de 2025 et se projette sur 2026

Le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali, en partenariat avec la Direction générale de la Santé et de l’hygiène publique, organise du 13 au 14 avril 2026, la retraite stratégique du Cluster santé Mali. Cette rencontre, qui vise à faire une évaluation concertée des réalisations 2025 et la définition des priorités stratégiques pour 2026, se tient dans un contexte marqué par une diminution des financements alors que les besoins en santé des populations augmentent.

Le système de santé reste particulièrement fragile, avec moins de la moitié des structures pleinement fonctionnelles, des pénuries persistantes en ressources humaines, médicaments et équipements, et un accès limité aux services essentiels, notamment en santé sexuelle et reproductive et en prise en charge des violences basées sur le genre. Les attaques contre les structures et le personnel de santé persistent, aggravant davantage les contraintes. Le pays connaît actuellement deux épidémies majeures de diphtérie et Mpox.

Il s’agit pour les participants à cette retraite du Cluster Santé de faire non seulement le bilan des interventions, mais aussi d’analyser les performances, capitaliser les acquis et orienter les priorités pour 2026.

Selon Dr Didier Tambwé, responsable des urgences à l’OMS-Mali : « Depuis près de 8 décennies, l’OMS travaille avec d’autres partenaires. Cette réunion nous permet de marquer un pas d’arrêt après une année de fonctionnement en 2025 pour pouvoir se questionner, se regarder et se poser la question : qu’est-ce qu’a marché et qu’est-ce a moins bien marché en 2025 afin de pouvoir se projeter dans l’avenir ».

Le profil épidémiologique du Mali des dix dernières années a été marqué par la recrudescence des maladies notamment la Maladie à Virus Ebola, la fièvre de la vallée de Rift, la fièvre hémorragique de Congo -Crimée à Mopti, la Mpox, le Coronavirus, la dengue, la rougeole, la fièvre jaune, la méningite, la diphtérie

Le directeur général adjoint de la Santé et de l’hygiène publique, Dr Kalifa Keïta, il a surtout mis l’accent sur les difficultés de mobilisation des ressources financières, malgré des besoins croissants des populations en matière de santé.

« Le contexte mondial, financier et même global n’est pas très réduisant en prenant en compte les différents conflits et qui mobilisent les ressources humaines, les ressources financières…On a besoin des ressources pour faire face aux besoins humanitaires mais les conflits qui augmentent ces besoins humanitaires, nous sommes en train d’investir, d’envoyer toutes les ressources financières de ce côté et cela ne va faire qu’augmenter ce qu’on appelle les besoins humanitaires », a-t-il déploré.

Pour rappel, au Mali, en 2026, environ 5,1 millions de personnes, soit près de 20% de la population nécessitent une assistance, dont 1,9 million dans le secteur de la santé.

A Diamouténé

Media Elles