Mali 2030: les acteurs sociaux plaident pour un développement inclusif 

Mali 2030: les acteurs sociaux plaident pour un développement inclusif 
Le ministère de la Santé et du Développement social à travers la direction nationale du développement social (DNDS)  en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance(UNICEF) a organisé le vendredi 4 septembre 2026  un atelier de sensibilisation et de plaidoyer à l’intention des décideurs publics, des collectivtés territoriales du Mali et des partenaires techniques et financiers pour le développement inclusif et résilient des personnes vivant avec un handicap. Cet atelier vise à sensibilser et mobiliser les acteurs concernés autour l’intégration systémique du handicap dans tous les secteurs d’activité afin de promouvoir des villes inclusives, accessibles et résilientes au Mali.
Depuis 2008, le Mali a ratifié la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées en tant que septième pays africain. Et surtout, comme premier pays africain à avoir ratifié le protocole facultatif. Le gouvernement malien ambitionne d’atteindre l’institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques.
Le président par interim de la FEMAPH,
Adji Barry a souligné la nécessité d’accroitre les efforts en faveur un développement inclusif.
« L’ inclusion n’est plus une option, mais une obligation. C’est pourquoi nous demandons, en plus des efforts consentis déjà par l’État, de comprendre que la notion du handicap doit être comprise et inclue dans toutes les politiques de développement », a-a-t-il déclaré.
Afin de promouvoir une gouvernance plus l’inclusive au Mali. le représentant de l’UNICEF, Waleed Rashwan a réitéré l’engagement de sa structure aux côtés du gouvernement
« L’UNICEF réaffirme sa disponibilité à accompagner le gouvernement du Mali et ses partenaires pour promouvoir une gouvernance locale plus inclusive, équitable et participative», a-t-il assuré.
Quant au secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, il a rappelé que l’inclusion des personnes vivant avec un handicap est un droit que le gouvernement entend faire valoir. « Les personnes vivant avec un handicap ne demandent pas la charité, elles réclament leur place légitime dans la construction de l’édifice national. Pour réussir ce pari stratégique, à l’horizon 2030, notre action doit s’articuler autour de trois piliers majeurs, à savoir l’institutionnalisation dans les politiques publiques. Institutionnaliser, cela veut dire que le handicap doit devenir un réflexe systématique dans l’élaboration de chaque loi, de chaque budget, de chaque politique sectorielle, éducation, santé, accès à l’emploi, digitalisation.Une gouvernance urbaine inclusive», a-t-il précisé, déplorant l’inadaptation des infrastructures aux besoins des personnes vivant avec un handicap.
« Une gouvernance urbaine moderne en 2030 doit garantir l’accessibilité universelle, permettre à un citoyen en fauteuil roulant, à une personne malvoyante ou malentendante d’accéder librement et dignement à une mairie, à un hôpital, une école ou un marché. Des investissements territoriaux orientés vers la résilience, le développement inclusif à la base dans nos communes, nos cercles et nos régions. Les investissements territoriaux doivent financer des infrastructures de proximité adaptées face aux chocs climatiques et secrétaires que traverse notre pays. Les personnes vivant avec un handicap sont souvent les plus vulnérables», a estimé Dr Guindo.
Rappelons que cet atelier est sensibilisation et de plaidoyer est placé sous le thème: «Mali 2030: vers l’institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques, la gouvernance urbaine et les investissements territoriaux pour un développement inclusif et resilient».
Adam Tangara

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