Mali-Institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques d’ici 2030: La DNDS souligne des progrès majeurs 

La Direction nationale du développement social (DNDS) a, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance(UNICEF), organisé le jeudi 3 septembre 2026  un café de presse sur l’institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques. Cette rencontre vise à sensibiliser l’opinion et les décideurs sur l’inclusion des personnes en situation de handicap dans les secteurs d’activité. C’était sous la présidence du directeur de la DNDS et des faitieres des regroupements de personnes handicapées dans un hôtel de la place.
 « Mali 2030: vers l’institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques, la gouvernance urbaine et les investissements territoriaux pour un développement inclusif et resilient», c’est le thème du café de presse organisé par la DNDS en partenariat avec l’UNICEF. Pour pour faire de cette inclusion une réalité, l’information et la sensibilisation jouent un rôle crucial. Selon le Dr Barthélemy Sangala
conférencier, l’inclusion des personnes handicapées nécessite une implication collective:«Il y a l’inclusion sociale, l’înclusion dans les domaines de l’éducation, de la santé. Ce combat pour l’inclusion des personnes en situation de handicap nous concerne tous. Les décideurs, la communauté».
Le directeur national du Développement social (DNDS), Ibrahim Abba Sangaré a indiqué que le les personnes handicapées sont au coeur des politiques publiques au Mali et que leur integration constitue une priorité pour les autorités. «Notre vœu et le vœu des autorités maliennes est que l’inclusion des personnes handicapées dans toutes les politiques publiques soit une réalité. Déjà au niveau politique, aujourd’hui, il y a des personnes handicapées qui sont au niveau de toutes les instances de la République du Mali, que ce soit au CNT, que ce soit au niveau des institutions de la République, que ce soit au niveau des services publics de l’État, les personnes handicapées sont présentes à tous les niveaux. Et ils bénéficient de la discrimination positive, de l’accompagnement et de l’assistance des pouvoirs publics, pour que tout ce que nous posons comme actes, que les personnes handicapées soient prises en compte dans cela, et  qu’elles soient des personnes à part entière, et qui vont jouer leur rôle dans le développement social et économique de notre pays», a-t-il souligné.
Au cours des échanges, les panélistes ont fait des doléances pour une application effective de la loi sur l’inclusion des personnes vivant avec un handicap « Les personnes en situation de handicap ont commencé à intégrer les institutions. Nous voulons que ce soit une continuité, qu’il y ait des personnes en situation de handicap dans toutes les institutions du Mali, que les 15% des quotas soient respectés par les administrations publiques et privées, et aussi que la commission de suivi de la loi de 2018 soit mise en place, et que ce soit une réalité que toutes les décisions concernant les personnes en situation de handicap, soient prises en présence et après concertation des personnes en situation de handicap», a exhorté le président du Réseau des Jeunes Handicapés, Mamadou Thiam.
Entre promesses institutionnelles, textes de loi en attente d’application e détresse sociale sur le terrain, l’appel de l’UNICEF et des associations est désormais clair : l’accessibilité est un droit mais un pas un privilège.
Adam Tangara 

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