𝐏𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐡é𝐦𝐨𝐝𝐢𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 : 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐫é𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐭é𝐬

𝐏𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐡é𝐦𝐨𝐝𝐢𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 : 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐫é𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐭é𝐬

Le ministre de la Santé et du Développement Social, le médecin colonel-major Assa Badiallo TOURE, poursuit sa visite de routine dans les structures sanitaires de Bamako.
À cette occasion, elle s’est rendue dans les trois centres de dialyse de la capitale, offerts par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOITA, Chef de l’Etat aux personnes souffrant de maladies rénales dans le district de Bamako.

Cette visite avait pour objectif de s’assurer de la continuité des soins, de vérifier la disponibilité des intrants et d’évaluer les stocks de produits de dialyse dans les magasins des différents centres, afin de garantir une meilleure prise en charge des patients. Les perspectives de digitalisation du système ont également été abordées, notamment pour faciliter le décompte des patients et améliorer leur prise en charge, alors que de nombreux malades sont encore en attente.

Première étape de la visite : le centre de dialyse de la Commune V. L’établissement prend actuellement en charge 63 patients hémodialysés programmés et 11 patients admis en urgence, soit une moyenne de 120 séances de dialyse par semaine. Cette fréquentation dépasse déjà la capacité théorique du centre, malgré le fonctionnement normal de l’ensemble des générateurs disponibles.

Sur place, le ministre s’est entretenu avec des patients sous dialyse. Elle s’est enquise de leurs difficultés, leur a prodigué des conseils pratiques et leur a souhaité un prompt rétablissement.
La même démarche a été entreprise au centre de dialyse du Génie militaire, qui accueille 45 patients réguliers programmés et enregistre une soixantaine de cas d’urgence, pour environ 100 séances par semaine.

Au centre de dialyse de la Commune IV, 62 patients chroniques programmés sont pris en charge selon un système de rotation, à raison de deux séances par patient. Une dizaine de patients en urgence y sont également accueillis, pour une moyenne d’une centaine de séances par semaine, de 6 heures à 19 heures.

Les patients rencontrés ont salué les efforts consentis par les autorités dans la prise en charge de la maladie rénale. La décentralisation des centres de dialyse ainsi que la gratuité des soins constituent, selon eux, un véritable réconfort et permettent d’améliorer leurs conditions de prise en charge.

À l’issue de la visite, la première responsable du département de la Santé et du Développement Social s’est réjoui de la cadence adoptée pour assurer la prise en charge complète et gratuite des patients hémodialysés chroniques programmés.

Le ministre a profité de cette tournée pour sensibiliser la population sur certains facteurs de risque susceptibles de favoriser l’apparition de maladies rénales. Elle a notamment cité les infections urinaires, la consommation abusive de certains médicaments, les épisodes répétés de paludisme, la consommation de drogues et, dans certains cas, certaines boissons susceptibles d’endommager les reins.

Face à l’augmentation du nombre de patients souffrant de pathologies rénales, Assa Badiallo TOURE a également annoncé que des études sont en cours en vue de la réalisation de la transplantation rénale au Mali.

La décentralisation se poursuit
Le médecin colonel-major a enfin fait le point sur la décentralisation des services de dialyse. Cette dynamique, déjà amorcée dans les régions de Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti, vise à rapprocher davantage les soins spécialisés des populations et à réduire les difficultés liées aux déplacements des patients souffrant d’insuffisance rénale.

𝐑é𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐌𝐒𝐃𝐒

Media Elles