Protection des droits de l’enfant : La COMADE plaide pour l’intégration des recommandations du Comité de l’ONU
La Coalition malienne pour les droits de l’enfant(COMADE) a appelé à l’intégration des recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations unies et à l’adoption de l’avant-projet de loi portant protection de l’enfant au Mali. C’était au cours d’une journée de plaidoyer qu’elle a organisé, ce jeudi 9 juillet 2026 à Bamako, avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour l’Enfance(UNICEF) et du Centre d’assistance et de promotion des droits humains (CAPDH).
A travers l’organisation de cette Journée de plaidoyer pour l’intégration des recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations unies et à l’adoption de l’avant-projet de loi portant protection de l’enfant, la COMADE entend contribuer au renforcement du cadre juridique en faveur d’une meilleure protection des enfants.
La présidente du parlement des enfants, Fatoumata dite Dicko Diamoussa Koné a invité les autorités à intégrer les recommandations reformulées par le comité des droits de l’enfant de l’ONU à l’endroit du Mali. « Ces recommandations constituent un cadre de référence pour orienter les politiques publiques et garantir une réponse nationale cohérente et durable en faveur des enfants », a-t-elle déclaré.
Selon le président de la COMADE, Antoine Akplogan, l’intégration de ces recommandations permettra d’accélérer l »adoption de l’avant-projet de loi sur la protection des enfants au Mali. « Nous avons demandé à l’Etat, à partir des recommandations faites par le comité des droits de l’enfant, d’accélérer l’adoption de l’avant-projet de loi à son niveau afin que l’arsenal juridique de protection des enfants au Mali puisse être enrichi de nouveaux éléments. Parce que l’ancien code de février 2022 est un code qui, à l’état actuel, ne tient plus compte de toutes les vulnérabilités. Il y a beaucoup de nouvelles vulnérabilités qui sont arrivées dans notre pays et ce nouveau code, cet avant-projet de loi permet la prise en compte de toutes ces nouvelles vulnérabilités », a-t-il fait savoir.
Au Mali, l’appui des partenaires techniques et financiers reste essentiel pour relever le défi lié à la protection des droits de l’enfant. « Parmi ces défis, nous avons les violences, l’exploitation, les défis liés à l’accès à la justice, entre autres. Ces textes prennent en compte la plupart de ces évolutions. Il s’agit pour nous aujourd’hui de porter des messages de plaidoyer à l’adresse des décideurs afin qu’ils puissent diligenter le processus d’adoption de cet avant-projet pour renforcer la protection de l’enfant au Mali », a affirmé Acherif Ag Assalat, chargé de volet Justice-Droit humains à CAPDH.
«Dans le contexte actuel marqué par de nombreux défis sécuritaires et sociaux, l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre la CDE et ses protocoles additionnels est d’autant plus remarquable. Je fonde de grands espoirs que le plaidoyer de la COMADE contribuera à la renforcer davantage », a ajouté Moussa Sogoba, administrateur protection enfant à l’UNICEF Mali.
Le directeur national de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Moussa Beidy Tamaboura a réaffirmé l’engagement de son département pour la mise en œuvre des recommandations du Comité des droits de l’enfant. « Les plaidoyers auxquels nous venons d’assister incitent à poursuivre et à renforcer les actions pour assurer la mise en œuvre effective de toutes les recommandations avant l’examen des prochains rapports du Mali sur la Convention des Nations unies relatives aux droits de l’enfant », a-t-il assuré.
Rappelons que le 24 mai 2024, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a adopté 134 recommandations adressées à l’Etat du Mali pour renforcer la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant.
A D









