Prévention et réponse à l’éventuelle introduction de la maladie à virus Ebola au Mali : L’INSP renforce les capacités des Equipes d’intervention rapide de Bamako et Koulikoro

Le département des opérations d’urgence de santé publique (DOUSP) de l’Institut national de santé publique (INSP) organise, du 15 au 19 juin 2026, à Koulikoro, un atelier de renforcement des capacités des Equipes d’intervention rapide (EIR) de la région de Koulikoro et de Bamako, à travers un exercice de simulation sur table (TTX), couplé à un DRILL opérationnel. Objectif : évaluer et renforcer le niveau de préparation et de réponse à une éventuelle introduction de cas de la maladie à virus Ebola au Mali.

En vue de faire face à une éventuelle introduction, dans notre pays, de la maladie à virus Ebola, qui sévit en République Démocratique de Congo (RDC) et en Ouganda, déclarée, le 17 mai 2026, par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) « d’urgence de santé publique de portée internationale », l’Institut national de santé publique, à travers son département des opérations d’urgence de santé publique (DOUSP) a décidé de renforcer les capacités des équipes d’intervention rapide de Koulikoro et de Bamako, au cours d’un atelier de 5 jours.

Il s’agit d’un exercice de simulation sur table, couplé à un exercice de démonstration (DRILL). Selon Dr Souleymane S Diarra, chef du DOUSP : « L’intérêt est triple pour cet exercice de simulation. Le premier intérêt rentre dans le cadre des paquets d’activités stratégiques de préparation pour la menace dont nous sommes en phase d’alerte pour la préparation face à Ebola. Le deuxième pôle d’intérêt fait partie des paquets de renforcement des capacités des hommes et des femmes qui sont en charge de la préparation de la réponse face aux menaces de santé publique. Enfin, le troisième intérêt de cet exercice rentre en ligne de compte de l’application du règlement sanitaire international dans le pays qui est l’instrument de garantie de la sécurité sanitaire mondiale ».

Et de poursuivre : « Selon l’évaluation de l’OMS, le Mali doit se préparer au regard du caractère épidémiologique de ce virus qui sévit en Afrique centrale. Nous ne sommes pas parmi les pays limitrophes de là où sévit l’épicentre, mais au regard du développement du trafic au niveau mondial, nous devrons nous préparer conformément aux exigences du règlement sanitaire international ».

Cet atelier doit permettre de renforcer les compétences d’une quarantaine d’agents de santé de Koulikoro et de Bamako, dans la prévention et la riposte à la maladie à virus Ebola.

À travers cet exercice de simulation, l’Institut national de santé publique réaffirme son engagement à protéger les populations contre les menaces épidémiques notamment la nouvelle épidémie d’Ebola en cours en République démocratique du Congo et en Ouganda. Une démarche préventive qui vise à garantir une réponse rapide, coordonnée et efficace en cas de crise sanitaire.

Pour rappel, il ressort des derniers chiffres de l’agence sanitaire de l’Union africaine, Africa CDC, « le bilan de la maladie à virus Ebola est de 875 personnes contaminées avec 202 décès confirmés, depuis le 15 mai 2026 ».

A Diamouténé

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