Mines : 23,5 tonnes d’or produites au premier semestre 2026
Trois ans après l’adoption du nouveau Code minier, l’assainissement du secteur demeure une priorité pour les autorités maliennes. À l’occasion d’un point de presse la semaine dernière, le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta a dressé le bilan de la production aurifère tout en faisant le point sur les réformes engagées pour renforcer la transparence et la souveraineté nationale dans le secteur. Au premier semestre 2026, la production industrielle d’or a atteint 23,5 tonnes sur une prévision annuelle de 43,2 tonnes.
De 54,8 tonnes en 2024, la production est passée à 42,2 tonnes en 2025, soit un recul de 22,9 %. La dégringolade s’explique par des problèmes avec le complexe de Loulo-Gounkoto qui n’a produit que 5,5 tonnes contre 22,5 tonnes. Après la turbulence de 2025, le secteur minier malien affiche des signes de reprise. Au premier semestre 2026, la quantité produite était de 23,5 tonnes. Le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta juge ce résultat encourageant. »23,5 tonnes contre environ 18 tonnes un an plus tôt, soit plus de 30% de hausse et au-dessus de notre prévision de 21,2 tonnes. Fekola a produit 8,85 tonnes, Loulou a produit 6,9 tonnes, soit déjà plus que sur toute l’année 2025. Notre objectif pour 2026 est de 43,2 tonnes et nous sommes en bonne voie pour l’atteindre », a-t-il précisé.
Dans sa dynamique de modernisation et d’assainissement du secteur, le Mali a également franchi une nouvelle étape avec la mise en place d’un cadastre minier entièrement numérisé, conçu par des experts maliens. Un outil stratégique destiné à renforcer la transparence dans la gestion des titres miniers, à promouvoir la souveraineté nationale et à favoriser des partenariats gagnant-gagnant.
Le ministre des Mines a déclaré que plusieurs permis de recherche ont été annulés. »En août 2025, nous avons annulé plus de 90 permis de recherche, dont les titulaires n’avaient pas produit les documents exigés par les textes en vigueur…Tout récemment, 3 permis d’exploitation ont été annulés pour les motifs suivants : absence de travaux, défaut de paiement, non-conformité aux obligations du code » a-t-il justifié.
Aussi, le chef du département des Mines a averti que les exploitations illégales feront l’objet des mesures prévues par la loi. »Aucun contrevenant, qu’il soit Malien ou étranger, ne saurait se soustraire à la loi », a prévenu le ministre Keïta.
La question de l’exploitation minière artisanale mécanisée a également été évoquée par le ministre des Mines.
Selon lui, une activité recourant à des équipements ou à des procédés dépassant le cadre légal de l’exploitation artisanale ne saurait être régularisée sur la base d’un statut que le code minier ne reconnaît pas. « Elle doit être examinée au regard du régime minier applicable et du titre légalement approprié, notamment celui de la petite mine lorsque les critères requis sont remplis ».
Désormais, ce cadre d’échanges se tiendra chaque trimestre afin d’informer régulièrement l’opinion publique sur l’évolution du secteur minier national.
B O

