Selon le Docteur Jules Kaboyi Mulumbi, qui intervenait sur le sous thème : « La lutte contre les Violences faites aux femmes et aux filles-Autonomisation-Prise en charge des victimes », plusieurs actes posés par le Gouvernement congolais confirment justement sa volonté pour la masculinité positive. En 2022, explique-t-il, le gouvernement congolais a mis en place une cellule technique interministérielle sur la masculinité positive, et un document de stratégie nationale pour la promotion de la masculinité positive existe.
« Aussi, le gouvernement congolais a dédié une «Journée nationale de la masculinité positive », célébrée chaque 31 mars sur l’ensemble du territoire national pendant laquelle toutes les forces vives surtout les hommes sont invités à s’approprier et soutenir la mise en œuvre dans leurs communautés. Aussi, c’est l’occasion de faire le bilan de cette mise en œuvre et se projeter dans l’avenir. A ce jour, nous pouvons compter 32% de femmes dans le gouvernement », a-t-il fait savoir à l’assistance, édifiée sur cette riche et belle expérience de la République démocratique du Congo, qui a une femme à la tête de son gouvernement.
La masculinité positive est l’ensemble de qualités associées à la masculinité traditionnelle qui exclut les aspects négatifs comme l’agressivité, la domination, la discrimination…
« Les mariages précoces, les stéréotypes sexistes accusant la femme d’être la seule cause de l’infertilité dans le couple, les viols dans le couple, l’excision sont des pratiques traditionnelles néfastes. Nous devons changer la donne en instruisant et intensifiant les activités à l’endroit des leaders communautaires et religieux », a dénoncé le président du réseau des leaders religieux et chefs traditionnels de la zone francophone de l’Afrique de l’Ouest, l’Imam Elimane Diagne, qui intervenait aussi dans cette sous-thématique.
Soutenu par le Bureau régional de l’ONU Femme et par le Fonds français Muskoka, ce Forum est organisé par le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN). 65 journalistes, membres de cette structure, venus de 36 pays au total ont pris part à ces assises, organisées dans le cadre de la célébration des 16 jours d’activisme afin de mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles.
Retrouvés pendant trois jours, soit du 4 au 6 décembre 2024, les participants à ce Forum ont été suffisamment outillés sur le bien-fondé de faire la promotion de la masculinité positive afin de changer les normes sociales chez les leaders traditionnels…
Source: Congo Croissance