Mali- Congrès gynéco-pédiatrique : Des gynécologues-obstétriciens et des pédiatres en conclave à Bamako

Mali- Congrès gynéco-pédiatrique : Des gynécologues-obstétriciens et des pédiatres en conclave à Bamako

Le Centre international de conférence de Bamako(CICB) abrite du 17 au 20 septembre 2025, le tout premier Congrès Gynéco-Pédiatrique, organisé par la Société malienne de gynécologie obstétrique (SOMAGO) et l’Association malienne de pédiatrie (AMAPED) sous le thème.  « Atteinte des Objectifs de Développement Durable en santé maternelle, néonatale et infantile : un défi pour les gynécologues-obstétriciens et les pédiatres ».

Ce congrès réunit des gynécologues-obstétriciens et des pédiatres venus d’Afrique et du monde qui vont échanger pendant 4 jours sur les voies et moyens pour l’atteinte des objectifs de développement durable en santé maternelle, néonatale et infantile.

Le représentant  de l’Organisation mondiale de la Santé(OMS) au Mali, Dr Patrick Kaboré a indiqué que l’accès aux soins de santé pour les plus vulnérables que sont les femmes et les enfants est compromis du fait des insuffisances structurelles et des faibles performances de nos systèmes de santé. « Dans la région africaine de l’OMS, 20 mères et 120 nouveau-nés perdent la vie toutes les heures, ce qui représente 178 000 décès maternels et un million de décès néonatals chaque année. Toutes les 7 secondes, quelque part dans le monde, une femme ou un enfant décède de causes que l’on aurait pu éviter », a-t-il déploré.

Au Mali, les décès maternels et néonatals demeurent une préoccupation majeure de santé publique en dépit des progrès réalisés. « Le Mali, au cours des 25 dernières années, à réduit de près de moitié les décès maternels et d’un quart la mortalité infanto-juvénile », a rappelé Dr Kaboré.

Selon lui, une attention particulière devrait être accordée à la génération d’évidences pour orienter les politiques de santé ; au renforcement des capacités du système à délivrer des services et soins répondant aux normes et standards de qualité (l’indice de couverture en en soins essentielles tournant autour de 40%),  à la redevabilité des agents de santé et des prestataires y compris en matière de qualité de l’accueil et de soins holistiques centrés sur la personne ;  à la mobilisation de ressources locales pour atteindre les 112 dollars requis par habitant et par an pour un accès à la CSU: (le Mali étant à un niveau de 38 USD actuellement), à la réduction des inégalités pour plus d’équité entre le milieu urbain et rural dans la répartition des ressources financières et humaines. « Je réitère la disponibilité de l’OMS en étroite collaboration avec les acteurs multilatéraux et bilatéraux du Groupe de Dialogue santé à accompagner les initiatives du gouvernement et des acteurs non étatiques y compris les sociétés savantes dans leur quête vers la couverture sanitaire universelle, à travers une assistance technique de qualité sur le long terme pour un renforcement durable de l’ensemble des piliers du système de santé », a assuré le représentant de l’OMS au Mali.

Le  ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye a déclaré que ce congrès marque une étape scientifique capitale, non seulement pour le Mali, mais également pour les pays partenaires.

Quant à la  ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel Assa Badiallo Touré, elle a salué cette synergie médicale. Elle a exhorté les professionnels de la santé à renforcer leur engagement, à mutualiser leurs efforts et à faire du système de santé malien un modèle de référence, capable de répondre aux défis actuels et futurs.

A Diamouténé

Media Elles