Mali- 1ère édition des Journées du Secteur Privé de la Santé du Mali : Un cadre d’échanges des professionnels pour renforcer le partenariat public-privé
L’Alliance du Secteur Privé pour la Promotion de la Santé (ASP-PSM) organise, depuis hier jeudi 23 octobre 2025, à Bamako la 1ère édition des Journées du secteur privé de la santé du Mali. Un cadre d’échanges des professionnels pour promouvoir le partenariat public-privé dans le domaine socio-sanitaire.
La cérémonie d’ouverture des travaux de 2 jours était présidée par la ministre de la Santé et du Développement Social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, qui avait à ses côtés Dr Bouréima Afo Traoré, président de l’ASP-PSM, et Dr Nandy Joëlle, représentante de la FOASP, en présence de nombreux professionnels de santé.
À l’entame de ses propos, le président de l’ASP-PSM, Bouréima Afo Traoré, a exposé la vision de l’Alliance et les objectifs de ces journées.
« À travers la filière de délivrance des soins, le secteur privé réalise plus de 80 % des consultations curatives, dont 50 % sont assurées par les médecins privés maliens. Concernant la distribution des médicaments, 80 % du chiffre d’affaires est généré par le secteur privé. Par ailleurs, 50 % des besoins des structures publiques sont couverts par les acteurs privés. Malgré cela, le secteur privé reste mal organisé. Il était nécessaire de créer un interlocuteur unique face au ministère de la Santé et aux autres institutions. C’est ainsi que, avec l’appui de la Banque mondiale et de l’USAID, l’ASP-PSM a vu le jour en 2014 », a-t-il souligné.
Il a également révélé : « Selon les données du DHHSO 2025, le Mali compte aujourd’hui 1 758 CSCOM, 1 533 cabinets médicaux, 281 cliniques et 15 polycliniques. Ces chiffres témoignent de l’ampleur du secteur privé de la santé ».
Aussi, a-t-il rappelé : « L’ASP-PSM a pour vision de devenir le moteur du secteur privé en contribuant à l’atteinte des objectifs sanitaires. Nous œuvrons à faciliter les interventions des parties prenantes, à identifier les difficultés du secteur et à proposer des solutions adaptées ».
Dans son allocution, la ministre Assa Badiallo Touré a salué les efforts du secteur privé pour améliorer les conditions sanitaires des populations.
« Ma présence ici témoigne de l’engagement des plus hautes autorités à accompagner tous les Maliens dans leur choix professionnel », a-t-elle déclaré.
Et de reconnaitre le rôle crucial du secteur privé dans la promotion de la santé : « Depuis des années, ce secteur comble les lacunes géographiques en offrant des soins dans les zones non couvertes par les établissements publics. Il constitue un maillon vital de notre système de santé ».
Quant à la représentante de la Fédération Ouest-Africaine du Secteur Privé de la Santé, le Dr Nandy Joëlle, elle a insisté sur l’importance du secteur privé.
« Cette première édition des JSPSM illustre l’engagement du secteur privé malien en faveur de soins de qualité. Il est un pilier incontournable dans l’offre et la distribution de soins », a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, l’ASP-PSM a sollicité le soutien de l’État, notamment via des subventions, pour promouvoir et valoriser le système de santé.
À l’issue de cette première journée, les recommandations formulées sont entre autres : le renforcement de la structuration du secteur privé, la définition d’une politique nationale de partenariat public-privé, l’encadrement rigoureux des conditions d’octroi de licences pour les grossistes et écoles de formation, le renforcement des capacités d’autorégulation des ordres professionnels, l’amélioration de la qualité de la formation des médecins et pharmaciens, en associant le secteur privé, ainsi que la création d’un mécanisme de financement pour les professionnels en cours d’installation.
M D

