COP17 sur la désertification à Oulan Bator: Un plaidoyer poignant du ministre chargé de l’environnement
Le Président mongol, Son Excellence M. Ukhnaa KHURELSUKH a présidé, ce lundi 24 août, le sommet ministériel de haut niveau sur le thème : « Journée des finances portant sur des mécanismes financiers innovants en faveur de terres saines et de la résilience à la sécheresse, ainsi que le Forum des entreprises pour les terres ».
C’était en présence de près de 200 ministres chargés de l’environnement dont DOUMBIA Mariam TANGARA, des experts, bailleurs de fonds et autres acteurs.
Dans une salle pleine à craquer, DOUMBIA Mariam TANGARA a livré un message interpellateur dont nous vous livrons l’intégralité ici.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi, à l’entame de mon propos, de saluer la Présidence de la COP17 et d’adresser mes sincères remerciements au Peuple et au Gouvernement de la Mongolie pour l’accueil chaleureux et les dispositions prises pour la réussite de cette Conférence.
Je vous transmets également les cordiales salutations du Peuple et du Gouvernement du Mali. Je réaffirme l’engagement résolu de mon pays, sous le leadership de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, en faveur de la lutte contre la désertification, de la restauration des terres et du renforcement de la résilience de nos populations.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Pour un pays sahélien comme le Mali, investir dans des terres saines n’est pas seulement une exigence environnementale, c’est également investir dans notre sécurité alimentaire, nos économies rurales, l’emploi et la stabilité de nos territoires.
Ces dernières années, plus de 2,8 millions d’hectares de terres dégradées ont été récupérés. À travers notre Projet de Restauration des Terres Dégradées, 118 sous-projets, pour près de 7 milliards de francs CFA, ont bénéficié directement à plus de 142 000 personnes, majoritairement des femmes et des jeunes.
Ces résultats confortent notre conviction que la restauration des terres n’est pas une dépense, c’est un investissement productif.
L’ampleur des défis exige désormais un changement d’échelle. Les ressources publiques ne peuvent y répondre seules. Nous devons transformer davantage nos priorités nationales en programmes structurés et bancables, capables de mobiliser des investissements à grande échelle.
Les financements publics et concessionnels doivent, à cet égard, jouer pleinement leur rôle de levier. Les banques multilatérales et les institutions financières de développement peuvent contribuer davantage, notamment à travers des garanties, les financements mixtes et les instruments de partage des risques, à attirer davantage de capitaux privés vers la restauration des terres.
Au Mali, nous renforçons parallèlement notre dispositif de mobilisation des financements environnementaux et climatiques innovants, en explorant notamment les opportunités offertes par les financements mixtes, les marchés carbone et les paiements pour services écosystémiques.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Le Mali demeure ouvert à une coopération internationale et à des partenariats dans le strict respect de sa souveraineté en vue d’accélérer cette transformation.
C’est dans cet esprit que nous appelons à des partenariats équitables, respectueux des priorités nationales et orientés vers des résultats concrets pour nos populations.
Investir dans nos terres, c’est investir dans notre sécurité alimentaire, notre résilience et l’avenir de nos populations.
Le Mali est disposé à travailler avec ses partenaires pour changer d’échelle et faire de la restauration des terres un véritable moteur d’investissement et de développement durable.
Je vous remercie.
Source: MEADD

