Coopération bilatérale : Le Burkina et l’Italie échangent sur les perspectives d’une coopération fructueuse
(Ouagadougou, le 2 février 2026)
Le ministre des Affaires étrangères, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE et le ministre délégué Madame Bêbgnasgnan Stella Eldine KABRE/KABORE et d’autres collaborateurs, ont eu une séance de travail, le lundi 2 février 2026, avec une délégation de l’Agence italienne de coopération internationale en séjour au Burkina Faso.
Cette visite dans la capitale burkinabè, selon le chef de la délégation par ailleurs vice-directeur général de l’institution, s’inscrit dans la volonté de son pays de donner un nouvel élan à la coopération entre l’Italie et le Burkina Faso d’une part, et d’autre part entre l’Italie et les Etats du Sahel.
Soulignant la sincérité de l’engagement du gouvernement italien aux côtés du Burkina Faso, Monsieur Carlo BATORI indique que cette mission entend poser les bases d’un nouveau départ de la coopération à compter de l’année 2026.
« L’objectif est de soutenir l’Etat burkinabè dans la recherche de la paix, la reconquête du territoire, le développement socioéconomique et la promotion du bien-être des Burkinabè dans le respect de la souveraineté du peuple burkinabè », a-t-il précisé.
Une mission de 72heures, qui permettra aussi à la délégation de s’imprégner des réalités du Burkina Faso, en vue de mieux orienter les interventions qui seront alignées sur les priorités nationales définies par le gouvernement burkinabè, selon le Chef de la délégation.
« On espère pouvoir réaliser des projets de coopération pour pouvoir donner une envergure plus importante, des résultats plus importants et un impact plus important de nos interventions au sein des communautés burkinabè et sahéliennes de façon générale », a-t-il indiqué.
SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a salué cette démarche de l’Agence italienne de coopération internationale, qui est venue comprendre davantage le contexte burkinabè.
Tout en saluant la diversité des profils qui composent la délégation, il a indiqué que cette visite qui est le signe de la vitalité de la coopération entre l’Italie et la Burkina Faso, est aussi un signal d’une volonté d’affiner les instruments de cette coopération.
« C’est très difficile de rester loin et d’envoyer des réponses qui peuvent coïncider avec le terrain. Cette visite de terrain vous permettra de voir au-delà des rapports rédigés pour la plupart par des gens qui sont loins de la réalité du peuple burkinabè », se réjouit le Chef de la diplomatie.
Répondant à une préoccupation de la partie italienne sur les mesures d’interdiction prises par le gouvernement contre certaines ONG, le ministre des Affaires étrangères a expliqué qu’il s’agit de décisions bien réfléchies, prise en tout objectivité et en toute responsabilité par le gouvernement, qui veut désormais avoir un regard plus global sur ces structures, tout en leur offrant un environnement plus structuré et plus sûr.
Pour éviter les situations malheureuses qui motivent ces décisions, il a recommandé aux ONG de faire preuve de transparence avec le gouvernement, sur leurs domaines d’intervention, leurs approches, leurs instruments et leurs cibles.
Après cette clarification, il a rassuré la délégation que le gouvernement reconnait le travail fait par les ONG italiennes au Burkina Faso et reste ouvert au dialogue pour permettre à ces ONG d’intervenir sur le terrain avec quiétude et dans la durabilité.
Il a aussi émis le vœu de voir l’ouverture d’un bureau consulaire de l’Italie à Ouagadougou, pour faciliter l’obtention des visas et ainsi permettre une augmentation des échanges commerciaux entre les deux pays.
DCRP/MAE

