Mali-Général Elisée Daou, chef d’état-major général de l’armée malienne: « On va continuer à les frapper jusqu’à ce qu’ils se rendent »

Mali-Général Elisée Daou, chef d’état-major général de l’armée malienne: « On va continuer à les frapper jusqu’à ce qu’ils se rendent »

Après la reprise de la ville d’Anefis par l’armée malienne, le jeudi 9 juillet, le chef d’état-major général des armées du Mali, le général Elisée Jean Dao a, dans un entretien sur le télévision nationale, réaffirmé la détermination des Forces armées maliennes (FAMa) à combattre les groupes armés terroristes en déclarant: « On va continuer à les frapper jusqu’à ce qu’ils se rendent où qu’ils quittent »

 

Le chef d’état-major général des armées du Mali, le général Elisée Daou a d’abord rendu hommage aux soldats engagés dans les opérations, saluant « leur courage et leur détermination ».

« La situation à Anefis est totalement maîtrisée et sous contrôle », a-t-il déclaré, précisant que l’objectif principal de l’opération était de briser le verrou imposé par les groupes armés terroristes afin de ravitailler les forces stationnées dans cette localité stratégique.

Selon lui, les combats prolongés d’Anefis s’inscrivaient dans une stratégie militaire plus large. Il explique que les FAMa avaient anticipé une concentration des forces ennemies dans cette zone après leur retrait tactique de Kidal et de Tessalit.

« L’ennemi pensait exploiter ce retrait comme une faiblesse, mais cela faisait partie de notre plan. Nous voulions le pousser à engager l’ensemble de ses moyens afin de pouvoir les neutraliser », a-t-il précisé.

Une localité aux enjeux stratégiques

Le Chef d’état-major des Armées a souligné que la position géographique d’Anefis en fait un point stratégique pour les deux camps. Pour les groupes armés terroristes, la localité constitue un couloir essentiel reliant Kidal à plusieurs axes de circulation vers le nord et le sud, facilitant les mouvements logistiques.

« L’enjeu pour nous à Anefis, c’est surtout tactique, parce qu’Anefis nous nous permet toujours de garder la porte ouverte sur Kidal et de continuer à protéger Aguelhok puis Tessalit », a-t-il expliqué.

A l’en croire, la bataille d’Anefis pourrait constituer « un point de basculement » dans le conflit, affirmant que les forces maliennes ont réussi à détruire une partie importante des capacités militaires de l’ennemi, tout en continuant à le surveiller. «Son rêve a été brisé cette fois-ci. Il va tenter de se reconstituer. On va continuer à le surveiller et puis à le frapper partout où il va lever la tête. On va continuer à les harceler. On va continuer à les frapper jusqu’à ce qu’ils se rendent ou qu’ils quittent…. Nous allons continuer à les traquer partout où ils tenteront de se reconstituer», a averti le général Daou.

Concernant Kidal, il a réaffirmé que la région fait partie intégrante du territoire national et que les opérations militaires se poursuivront jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État.

La protection des populations au cœur des opérations

Le chef d’état-major des FAMa a insisté sur le fait que la protection des populations civiles demeure leur priorité. « C’est notre mission, c’est notre serment, et nous ne pouvons faire autrement. Notre peuple nous a missionnés pour le protéger, pour protéger nos frontières, et c’est ce que nous faisons », a-t-il rassuré.

Un lourd bilan pour l’ennemi

Dressant un premier bilan des opérations engagées, depuis les attaques simultanées du 4 juillet, le général Elisée a révèlé que les FAMa ont détruit 14 véhicules blindés, 24 véhicules équipés d’armes lourdes, une trentaine de véhicules tactiques ainsi qu’environ 300 motos utilisées par les groupes armés terroristes.

Du côté des FAMa, le bilan provisoire fait état d’une soixantaine de blessés, dont des cas graves.

Des accusations de soutien extérieur

Le chef d’état-major des armées du Mali estime que la rapidité avec laquelle les groupes armés terroristes reconstituent leurs capacités démontre l’existence d’appuis extérieurs.

« C’est des gens manipulés, instrumentalisés, endoctrinés. J’espère bien qu’ils vont se rendre compte que le combat qu’ils tentent de mener n’aboutira jamais et que ça n’en vaut pas la peine et qu’ils reviendront sur le bon chemin. En tout cas, c’est une sorte, je dirais, de volonté de déstabilisation qui est inspirée par d’autres puissances et qui essaient de passer par des pauvres jeunes dont je déplore la mort, d’ailleurs », martelé le général Daou avant de féliciter l’ensemble des unités engagées ayant participé aux opérations.

Aussi, il a également salué les partenaires militaires engagés aux côtés des FAMa dans les opérations conjointes, estimant que cette coopération, fondée sur « la dignité et la sincérité », contribue aux résultats obtenus sur le terrain.

Toujours de l’avis du général Daou, les groupes armés, autrefois capables d’attaquer régulièrement les convois de camions citernes, seraient désormais contraints de se replier et de privilégier des cibles civiles.

Pour finir, Il a assuré que les opérations militaires se poursuivront jusqu’à la neutralisation complète de cette menace.

Le jeudi 9 juillet, les Forces armées maliennes (FAMa) ont repris le contrôle total de la localité d’Anefis après plus de vingt heures d’intenses combats contre les groupes armés terroristes, qui occupait une partie de cette ville, depuis leurs attaques coordonnées contre plusieurs positions de l’armée malienne. Toutes ces attaques avaient été repoussées par les FAMa.

F D

 

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