Mali-Embuscade terroriste contre le convoi des FAMa à Tabrichat :Amnesty International appelle à une enquête indépendante
Avec des preuves irréfutables, Amnesty International appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante sur de présumés crimes de guerre commis, lors de l’embuscade terroristes contre le convoi des Forces armées maliennes (FAMa) à Tabrichat, dans la région de Gao, le 18 juillet 2026. La preuve : l’organisation de défense des droits humains affirme avoir analysé 12 vidéos « montrant l’exécution sommaire d’au moins 19 soldats maliens après leur reddition ».
Selon Amnesty International, « 12 vidéos examinées permettent de reconstituer les faits. Elles montrent des soldats désarmés, les mains derrière la tête, avant d’être maltraités puis abattus par des hommes armés ».
Et l’organisation de qualifier : « ces actes constituent de graves violations du droit international humanitaire ».
Aussi, révèle l’ONG : « certaines images montrent un drapeau associé au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). L’embuscade a été revendiquée par le Front de libération de l’Azawad (FLA) ainsi que par le GSIM, qui affirment avoir attaqué un convoi militaire malien près de Tabrichat ».
Par ailleurs, le chercheur senior d’Amnesty International pour le Sahel, Ousmane Diallo, avait fait savoir : « les personnes hors de combat bénéficient d’une protection absolue en vertu des Conventions de Genève et que leur exécution constitue un crime de guerre ».
En tout cas, l’organisation de défense des droits humains appelle les autorités maliennes à mener une enquête indépendante et impartiale afin d’établir les responsabilités et de poursuivre les auteurs présumés.
Elle demande également aux groupes armés concernés de sanctionner les personnes impliquées dans ces violations.
Pour rappel, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avait condamné, le 23 juillet, les exécutions et les actes de torture présumés contre des soldats maliens ayant déposé les armes, réclamant que les responsables rendent des comptes.
De leur côté, les Forces armées maliennes avaient annoncé, dans un communiqué publié, le 18 juillet, que des frappes aériennes avaient permis au convoi visé de se dégager de l’embuscade et de poursuivre sa mission.
La situation sécuritaire au Mali demeure suivie de près par la Cour pénale internationale (CPI), qui poursuit ses enquêtes sur les crimes relevant de sa compétence commis dans le pays.
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