Mali-Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS): La campagne 2026 cible plus de 4 millions d’enfants de 3 à 59 mois

Mali-Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS): La campagne 2026 cible plus de 4 millions d’enfants de 3 à 59 mois

 Le Centre de santé communautaire de Niamana a abrité, ce mardi 30 juin 2026, le lancement de l’édition 2026 de la campagne de distribution de masse de  moustiquaires imprégnées d’insecticide, couplé au lancement de la campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier chez 4 200 000 enfants de 3 à 59 mois. Organisées chaque année au début de la période pluvieuse, ces campagnes visent prévenir le paludisme chez cette couche vulnérable. Cette année, ce sont 11 633 983 moustiquaires imprégnées d’insecticide qui seront distribuées dans 53 districts sanitaires à travers le pays. La cérémonie a lieu en présence des autorités sanitaires nationales et des partenaires techniques et financiers.

Avec 3,7 millions de cas confirmés en 2024, un taux de  mortalité de 28 % et de morbidité de 39%, le paludisme demeure un problème de santé publique au Mali. Face à cette réalité inquiétante, Catholic Relief Services (CRS) au Mali, récipiendaire principal de la subvention du paludisme sous le financement Fonds Mondial, a réitéré son accompagnement au ministère de la Santé et du Développement social dans sa mission pour l’éradication de cette maladie. « Il faut donc agir et agir vite, de manière efficace et coordonnée.  Notre approche Zéro Palu repose sur une gestion rigoureuse, fondée sur l’évidence et l’impact. A cet effet, l’appui de CRS au Mali s’étendra à l’ensemble des phases de la mise en œuvre », a affirmé le représentant de CRS pour le Mali et le Burkina Faso Sodio Amakala Constantin, expliquant que l’action de CRS se concentrera autour de six piliers notamment les données en temps réel, la recevabilité, l’ancrage communautaire, la protection, la prévention et les données stratégiques. « CRS au Mali continuera de mettre à contribution toute son expertise technique, organisationnelle et managériale pour accompagner le Mali dans cette période charnière de la vie des subventions et en perspective des cycles de financement à venir», a-t-il assuré.

‎A cours de la campagne 2026, ce sont 11 633 983 moustiquaires imprégnées d’insecticide qui seront distribuées dans 53 districts sanitaires dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Menaka. L’achat  et la distribution de ces moustiquaires sont financés par le Fonds mondial, à travers CRS Mali à hauteur de plus de 23 milliards de FCFA.

Selon le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali, Dr Patrick Kaboré l’Afrique supporte la plus lourde charge du paludisme dans le monde. « Chaque année près de 600 000 personnes dont 450 000 jeunes enfants perdent la vie en Afrique du fait du paludisme. Le Mali fait partie des 11 pays qui concentrent environ les deux tiers de la charge mondiale» a-t-il déploré, ajoutant que le lancement de cette campagne illustre la volonté commune du gouvernement et ses partenaires à intensifier leurs efforts pour protéger les enfants et les femmes enceintes. « En combinant la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide à la chimio-prévention du paludisme saisonnier, le Mali met en œuvre une stratégie intégrée efficace et à fort impact », a estimé Dr Patrict Kaboré.

‎L’élimination du paludisme constitue une priorité sanitaire au Mali. Pour ce faire, plusieurs actions sont menées dans le cadre du plan stratégique national de lutte contre le paludisme, a expliqué Hamadoun Aly Dicko, représentant  du ministère de la Santé et du Développement social. «Nous sommes en notre cinquième génération de plans stratégiques nationaux de lutte contre le paludisme couvrant la période 2024-2030, et plusieurs stratégies sont déjà implémentées. Il s’agit entre autres de la lutte anti-factorielle par l’utilisation de rudiments comme le moustiquaire imprégné d’insecticides, la vulgarisation intra-domiciliaire, la prévention du paludisme chez les femmes enceintes, la chimio-prévention du paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois, la confirmation biologique et le traitement des cas, la lutte contre les épidémies et les urgences liées au paludisme, la gestion d’approvisionnement et des stocks, la surveillance, le suivi d’évaluation et la recherche opérationnelle, ainsi que la gestion et la coordination des programmes», a-t-il rappelé.

 

‎Il convient de rappeler que la campagne de chimio prévention du paludisme saisonnier concernera cette année plus  4 200 000 enfants âgés de 3 à 59 mois sur toute l’étendue du territoire national. Cette campagne est rendue possible grâce au financement de l’État estimé à 609 920 869 francs CFA. Les partenaires d’intervention que sont le Fonds mondial à travers CRS avec 1 217 656 017 francs CFA et le gouvernement américain à travers Richemont-Larriot 749 459 599 francs CFA.

A T

 

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