Pelengana : Les bénéficiaires du projet « Renforcement de capacités sur l’éducation non violente, le leadership de femmes et de jeunes filles rurales » mettent en lumière les avancées
Dans le cadre du projet «Renforcement de capacités sur l’éducation non violente, le leadership de 25 femmes et 05 jeunes filles rurales », mis en œuvre par le Groupe de recherche action droits de l’enfant Mali (GRADEM) avec le soutien financier de l’Organisation internationale Journée Mondiale de Prières des Femmes (JMPF) le Comité Allemand, la radio Foko de Ségou a réalisé une émission, le mercredi 28 janvier 2026. L’objectif de cette émission était de permettre aux bénéficiaires de témoigner des progrès des changements apportés par ledit projet dans leurs communautés respectives.
Les invités de l’émission, animée par Albert de la radio Foko, étaient: Awa Coulibaly du village de Bemba, Gnèma Coulibaly de Djibo, Assitan Coulibaly du village Fanzana, Aya Traoré du village de Sirakoro et Pierre Traore, représentant de la mairie de la commune de Pelengana.
Les invités n’ont pas tari d’éloges sur les transformations positives apportées par le projet «Renforcement de capacités sur l’éducation non violente, le leadership de 25 femmes et 05 jeunes filles rurales » du GRADEM dans leurs villages respectifs. « Auparavant, nous avions des difficultés, beaucoup de femmes avaient abandonné notre association. Aujourd’hui, grâce au projet du GRADEM, nous sommes plus de 100 personnes », a déclaré Awa Coulibaly de Bemba, ajoutant que ce projet a contribué à l’augmentation du taux de scolarisation des enfants notamment des filles et à la diminution des violences à l’endroit des femmes et des enfants. «Quand tu rentres dans notre village, tous les enfants sont à l’école. Les parents sont impliqués davantage dans la scolarisation des enfants. Nous travaillons ensemble dans l’association. Nous organisons des formations et des causeries débats pour sensibiliser sur le leadership féminin, l’éducation non violente, l’estime de soi, et la prise de parole en public. Le mariage précoce, les violences physiques et verbales ont diminué dans les couples et les droits de enfants sont protégés davantage », a martelé.
Interrogée aussi sur les changements apportés par le projet dans son village, Gnèma Coulibaly de Djibo a laissé entendre : « Grace au projet du GRADEM, les violences verbales et physiques, les problèmes entre les maris et leurs épouses, entre les voisins, entre les parents et les enfants ont beaucoup diminué dans votre village. Chaque mardi, nous organisons des causeries débats avec l’implication des autorités traditionnelles et du Conseil communal ».
Selon Assitan Coulibaly de Fanzana, le projet du GRDEM a positivement joué sur les comportements notamment les violences à l’égard des femmes et des enfants dans son village. « Nous avons beaucoup appris grâce à ce projet. Il a favorisé le développement de notre association, le travail collectif, le sport, l’assainissement dans le village. Beaucoup de femmes n’étaient pas membres de notre association, mais aujourd’hui nous ont rejointes grâce à ce projet. Il y a moins de violence dans les foyers sur les femmes et les enfants », a-t-elle assuré.
Même son de close du côté de la représentante du village de Sirakoro dans l’émission, Aya Traoré qui a indiqué : « Dans notre village les comportements ont beaucoup changé grâce au projet du GRADEM. Les relations entre les parents et les enfants et celles entre les hommes et leurs épouses se sont améliorées dans les familles. Auparavant, les femmes ne pouvaient pas discuté de certains sujets avec les hommes, maintenant c’est le cas. Chaque jeudi, on organise des causeries débats ».
Quant au représentant de la mairie de la commune de Pelengana, Pierre Traoré, il s’est réjoui des avancées obtenues par le projet au sein des communautés bénéficiaires avant de réaffirmer l’engagement du Conseil communal de Pelengana à accompagner GRADEM dans la mise en œuvre de ce projet. « J’ai participé à beaucoup de rencontres de formation et de sensibilisation dans les villages concernés. Beaucoup de parents ne considéraient pas certains comportements comme mauvais mais grâce à ce projet, ils ont compris que ce sont des comportements à abandonner parce qu’ils portent atteinte aux droits des enfants et des femmes. Ainsi beaucoup de mauvaises pratiques ont été abandonnées dans les zones d’intervention du projet », a affirmé Pierre Traore.
Le projet « Renforcement de capacités sur l’éducation non violente, le leadership de 25 femmes et 05 jeunes filles rurales » mis en œuvre à Pelengana et à Sakoiba, région de Ségou et à Fana, région de Dioila.
A D

