2ᵉ Congrès du Collège malien des médecins du sport : L’activité physique au cœur des échanges
Faire de l’activité physique un outil de prévention et de prise en charge des maladies chroniques ; tel était l’objectif du 2ᵉ Congrès du Collège malien des médecins du sport qui s’est tenu du 7 au 8 août 2026 avec comme thème « La place de l’activité physique dans la prise en charge des maladies chroniques non transmissibles ». Les deux jours de travaux ont été marqués par des communications orales et des présentations d’experts sur plusieurs thématiques majeures de santé publique.
Durant deux jours, professionnels de santé, acteurs du sport et spécialistes ont échangé autour de la place de l’activité physique dans la prévention et la prise en charge des maladies chroniques non transmissibles, notamment le diabète, l’hypertension et l’obésité. « Notre satisfaction est totale, d’autant plus qu’aujourd’hui, au terme de ce congrès, ça nous a permis de faire de fortes recommandations, dans le cadre de l’amélioration dans un premier temps des performances des sportifs et surtout de la qualité de santé de nos populations….Aujourd’hui, nous avons fait sortir un protocole de prescription médicale d’activité physique. Avec nos confrères ici, nous sommes tous d’accord aujourd’hui que prescrire une activité physique doit être le quotidien du médecin et de tout agent tout simplement », a déclaré le président de la commission d’organisation, Dr Bagna Baby.
Selon le secrétaire général du ministère de la Jeunesse, des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Modibo Traoré, l’activité physique n’est pas uniquement une pratique sportive ou un loisir. « Elle constitue également un puissant levier de prévention, d’accompagnement et d’amélioration de la santé…. Dans nos sociétés, la transformation du mode de vie, la sédentarité, le manque d’activité physique et certaines habitudes quotidiennes contribuent à l’augmentation des facteurs de risque associés à ces maladies », a-t-il déploré.
La promotion de la pratique sportive pour tous doit ainsi dépasser le cadre de la compétition. Elle doit permettre à chaque citoyen, notamment aux jeunes, aux femmes, aux personnes âgées et aux personnes vivant avec certaines limitations fonctionnelles, notamment les personnes vivant avec un handicap, de trouver des possibilités adaptées de pratiquer une activité physique régulière. « Dans cette perspective, nous devons encourager le développement d’une véritable culture de l’activité physique et du mouvement dès le plus jeune âge….. Notre département considère le sport comme un instrument de développement humain, d’éducation, de cohésion sociale et de bien-être », a estimé Modibo Traoré.
Pour les participants à ce 2e congrès du Collège malien des médecins du sport, l’enjeu est désormais de transformer les recommandations en actions concrètes, afin de faire de l’activité physique un véritable levier de prévention et de lutte contre les maladies chroniques non transmissibles au Mali.
B O

