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	<title>Tribune &#8211; Media Elles</title>
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		<title>Tribune: Le triomphe historique du Niger sur la cécité des rivières est une lueur d&#8217;espoir pour l&#8217;Afrique.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Media Elles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 00:06:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un petit village de la région de Tahoua, au Niger, un homme du haut</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Dans un petit village de la région de Tahoua, au Niger, un homme du haut de ses 80 ans est assis à l&rsquo;ombre, ses yeux voilés par une cécité irréversible. Sa femme, septuagénaire, est assise à proximité, son corps couvert de cicatrices sous ses vêtements. Ils font partie des dernières personnes au Niger que le Dr Salissou Adamou a traitées pour la cécité des rivières (également connue sous le nom d&rsquo;onchocercose), une maladie cruelle qui prive les gens de leur vue, de leur santé et de leur dignité.</p>
<p style="font-weight: 400;">Environ 70 % des membres de cette communauté ont souffert de la cécité des rivières, l&rsquo;une des 21 maladies tropicales négligées (MTN) qui, à elles seules, touchent plus d&rsquo;un milliard de personnes dans le monde. Cette maladie a fait des ravages dans les écoles et les exploitations agricoles locales, plongeant les familles dans la pauvreté. Un grand nombre de leurs voisins ont fui en cherchant une solution, à la fois pour échapper à la maladie et pour fuir la peur.</p>
<p style="font-weight: 400;">En moins d&rsquo;une génération, le contexte s&rsquo;est remarquablement amélioré. Cela est dû en grande partie grâce à M. Salissou, qui coordonne le programme national de lutte contre la cécité des rivières au Niger avec le soutien du Comité pour l&rsquo;élimination de l&rsquo;onchocercose, un réseau mondial d&rsquo;ONG et d&rsquo;experts de la maladie, ainsi que des sociétés pharmaceutiques et des donateurs. Plus tôt dans la journée, l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) a certifié que le Niger avait éliminé la cécité des rivières en tant que problème de santé publique, ce qui signifie qu&rsquo;aucun enfant né au Niger aujourd&rsquo;hui ne craindra d&rsquo;être aveugle de façon permanente à cause de cette maladie évitable.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cette avancée extraordinaire, qui s&rsquo;est faite en 45 ans, n&rsquo;est pas seulement un triomphe en matière de santé publique. C&rsquo;est la preuve de ce qui est possible lorsque les pays touchés et les donateurs mondiaux s&rsquo;unissent derrière un objectif commun.</p>
<p style="font-weight: 400;">Et ce ne sera pas la dernière, car chaque jour, des champions locaux comme le Dr Salissou font tomber les barrières pour éliminer les MTN et s&rsquo;assurer qu&rsquo;elles ne reviennent pas. Certains font office d&rsquo;historiens, passant au peigne fin de vieilles cartes et de vieux dossiers pour identifier tous les villages qui ont signalé un cas. D&rsquo;autres se portent volontaires pour servir d&rsquo;appât humain, s&rsquo;asseyant pendant des heures sur le lit des rivières &#8211; la peau exposée &#8211; pour attirer et attraper de minuscules mouches avant qu&rsquo;elles ne piquent, une tâche dangereuse mais nécessaire qui permet aux scientifiques de suivre la propagation de la maladie.</p>
<p style="font-weight: 400;">Leurs efforts inlassables méritent à la fois une large reconnaissance et le soutien total des bailleurs de fonds et des décideurs politiques.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les programmes visant à éliminer les MTN telles que la cécité des rivières font bien plus que restaurer la santé. Ils permettent aux enfants de rester à l&rsquo;école, aux adultes d&rsquo;aller travailler et aux familles d&rsquo;échapper à la pauvreté. Rien qu&rsquo;au Niger, on estime que l&rsquo;élimination de la cécité des rivières ajoutera 2,3 milliards de dollars à l&rsquo;économie du pays en permettant à un plus grand nombre de personnes de mener une vie productive. Le rapport coût-efficacité est frappant : de nombreuses personnes peuvent être atteintes et traitées pour moins de 50 cents de dollars par personne.</p>
<p style="font-weight: 400;">À l&rsquo;échelle mondiale, 55 pays ont désormais éliminé au moins une MTN, ce qui représente plus de la moitié du chemin à parcourir pour atteindre l&rsquo;objectif de 100 pays d&rsquo;ici à 2030 fixé par l&rsquo;OMS. Plus de 20 de ces pays se trouvent en Afrique, ce qui constitue un exploit remarquable compte tenu de la charge de morbidité disproportionnée de ce continent. Pourtant, plus d&rsquo;un milliard de personnes dans le monde restent exposées au risque. Pour honorer les efforts des champions locaux et accélérer les progrès, les programmes de lutte contre les MTN ont besoin de ressources plus importantes et de meilleure qualité.</p>
<p style="font-weight: 400;">Tout d&rsquo;abord, les gestionnaires de programmes ont besoin de données fiables pour comprendre les lieux de propagation des maladies afin que les personnes reçoivent un traitement en temps voulu. Des technologies telles que l&rsquo;intelligence artificielle et la cartographie géospatiale, qui combinent des données sur les conditions météorologiques, les populations et d&rsquo;autres éléments de manière visuelle, permettent de localiser plus précisément les habitats changeants des insectes vecteurs de maladies, afin que les équipes sachent dans quelles zones allouer des ressources. Les investissements dans le développement de ces outils permettront de s&rsquo;assurer que les programmes les exploitent au maximum.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le dépistage des maladies n&rsquo;est qu&rsquo;une partie du défi. Les équipes chargées des programmes ont besoin de médicaments efficaces pour prévenir ou traiter rapidement les maladies. Bien qu&rsquo;il existe de nombreux traitements éprouvés, des schémas thérapeutiques plus courts permettraient aux agents de santé de traiter les malades en moins de consultations et sur des périodes plus courtes, ce qui accélérerait les délais d&rsquo;élimination. En <a href="https://gfinderdata.impactglobalhealth.org/pages/data-visualisations">2023</a>, moins de 10 % des fonds consacrés à la recherche et au développement pour la plupart des maladies infectieuses ont été affectés aux MTN, ce qui ne représente qu&rsquo;une petite fraction de ce qui est nécessaire pour s&rsquo;attaquer pleinement aux MTN.</p>
<p style="font-weight: 400;">Même avec des données et des médicaments, les pays ont besoin d&rsquo;un financement flexible pour s&rsquo;adapter à l&rsquo;évolution de la situation et pour orienter la planification. C&rsquo;est précisément ce que fait le fonds « Reaching the Last Mile » (Atteindre le dernier kilomètre) (RLMF), une plateforme de financement collaborative et diversifiée, en réunissant des autorités locales, des bailleurs de fonds internationaux, des entreprises et des ONG pour soutenir les gestionnaires de programmes dans leurs priorités essentielles, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de renforcer les capacités des laboratoires locaux ou de donner aux travailleurs de la santé les moyens d&rsquo;atteindre les populations vulnérables.</p>
<p style="font-weight: 400;">En 2023, le Fonds « Reaching the Last Mile » a audacieusement élargi son objectif afin d&rsquo;atteindre tous les pays d&rsquo;Afrique où la cécité des rivières et la filariose lymphatique sont endémiques d&rsquo;ici 2030, soit cinq fois plus que l&rsquo;objectif initial. La Fondation Gates est fière de s&rsquo;associer à d&rsquo;autres partenaires désireux de soutenir cette vision, mais l&rsquo;augmentation des objectifs du fonds s&rsquo;est accompagnée d&rsquo;une augmentation de ses besoins de financement. Des investissements accrus de la part des bailleurs de fonds et des pays endémiques aideraient les pays du continent à mettre en place des programmes de traitement dans un plus grand nombre de communautés et à veiller à ce que les progrès durement acquis soient préservés même après l&rsquo;arrêt du traitement &#8211; reproduisant ainsi le succès du Niger à grande échelle.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dans le contexte actuel, nous devons donner la priorité aux investissements qui ont un effet transformateur. S&rsquo;il existe de nombreuses opportunités intéressantes dans le domaine de la santé publique, les programmes de lutte contre les MTN représentent une opportunité inégalée. Rien qu&rsquo;au Niger, on estime que l&rsquo;élimination de la cécité des rivières a ajouté 2,3 milliards de dollars USD à l&rsquo;économie du pays entre 1976 et 2019 &#8211; lorsque la plupart des programmes étaient actifs &#8211; permettant ainsi à davantage de personnes de mener une vie saine et productive.</p>
<p style="font-weight: 400;">Les bailleurs de fonds internationaux et les pays endémiques sont redevables à ceux qui sont en première ligne de la lutte et doivent faire plus en mettant tout leur soutien financier et politique au service des programmes de lutte contre les MTN. Ensemble, nous pouvons faire de la réussite historique du Niger le catalyseur d&rsquo;un mouvement mondial, en permettant à des millions de personnes d&rsquo;échapper à la négligence et en donnant de l&rsquo;espoir à ceux qui souffrent encore.</p>
<p style="font-weight: 400;">Au Niger, cela fait des années déjà que l&rsquo;équipe de Salissou a traité les derniers patients atteints de cécité des rivières et qu&rsquo;elle a entamé le long chemin vers la certification de l&rsquo;élimination de la maladie. Aujourd&rsquo;hui, de plus en plus de jeunes n&rsquo;ont jamais entendu parler de la maladie, ce qui représente un profond symbole de progrès, que nous pouvons continuer à reproduire, j&rsquo;en suis persuadé.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Par le Dr. Paulin Basinga</strong></p>
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		<title>Tribune: La parole d’un petit fils contre la Parole de son grand père.</title>
		<link>https://mediaelles.com/tribune-la-parole-dun-petit-fils-contre-la-parole-de-son-grand-pere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Media Elles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 17:49:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La parole d’un petit fils contre la Parole de son grand père. La parole d’un</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La parole d’un petit fils contre la Parole de son grand père.</p>
<p>La parole d’un neveu contre celle de son oncle.<br />
Avant tout il faut camper le décor et justifier les propos qui ont valu une réponse qui se voulait cinglante à un chef d’Institutions parlementaires, nationale, le Parlement du Mali, régionale celui de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) !</p>
<p>Du décor ? Abdoulaye ! Tu as parfaitement raison de dire que tu es mon petit fils et même mon arrière-petit-fils puisqu’ami de Hammadoun Saïdou Ba dit Toka, entendez Tokara Alfa Hammadoun Seyoma Dicko-Sibee, un homme réputé Saint.</p>
<p>Pour la petite histoire. Le Mali se souvient qu’un samedi dix-neuf janvier 1991 sur le Boulevard de l’Indépendance, face à la Bourse du Travail, sous les arbres devant le domicile du camarade Birama Traoré (Paix à son âme), une horde de policiers attardés au regard de l’histoire s’est abattue sur les dirigeants de l’Alliance pour la Démocratie au Mali (L’A.De.Ma-Association). Ces dirigeants étaient venus démobiliser leurs militants qui venaient à une Conférence laquelle avait été interdite la veille par le Régime finissant du Général Président Moussa Traoré.</p>
<p>A coups de matraque, les policiers en mission, probablement malgré eux, se sont acharnés contre les dirigeants présents en blessant certains d’entre eux.</p>
<p>Un de mes neveux Hamidou Ham Buulo dit Hamidual, me voyant arriver à la maison, mes habits tâchés de sang, couvert d’un bonnet blanc que je n’avais pas en partant, prit la décision, sans me consulter, de se rendre à Débéré, mon village natal où résidait Alpha Hamma Seyoma. Il était accompagné de Mamadou Pamenta, mon ami et futur colistier au parlement ! Ali Boubacar dit Korka Yerajo, ami d’enfance et jusqu’à sa mort, était naturellement présent.</p>
<p>Quand Mamadou Pamenta dit au Saint Homme que son petit-fils Ali Nouhoum a été blessé à Bamako, Alfa Hamma avec sa sérénité et son sourire légendaires demanda : Qui a blessé mon petit-fils ?<br />
Mamadou répondit : C’est le Général Président Moussa Traoré.<br />
Alpha Hammadoun leur dit : Vous pouvez partir. Celui-là ne frappera plus jamais quelqu’un. Il ne sait pas qu’on ne doit pas frapper Ali, sauf pour son bien. Même son père ne peut pas le faire, sauf pour son bien.<br />
&#8211; Mobbo, ne pourrais-tu pas nous remettre un talisman qu’il portera en permanence ?<br />
&#8211; Je ne vous donne rien ! Retournez à Bamako. Celui-là ne frappera plus personne. Son pouvoir est fini !<br />
En effet, à leur retour à Bamako le Pouvoir du Général Président Moussa Traoré est tombé sous les assauts du Mouvement Démocratique épaulé par l’aile révolutionnaire, démocratique, patriotique et surtout républicaine des Forces Armées et de Sécurité dans la nuit du lundi vingt-cinq au mardi vingt-six mars 1991.</p>
<p>Abdoulaye, tu as aussi raison de dire que tu es mon neveu. Nya Kadia et Aminta Aliou sont des camarades d’enfance et d’adolescence, la première dans une école privée, la seconde dans une école publique à Gao. Toutes les deux ont eu le DEF (Diplôme d’Etudes Fondamentales) la même année et sont venues l’une à Notre Dame et l’autre au lycée des jeunes filles de Bamako. Elles sont devenues des amies qui ne se sépareront plus ; elles se réunissaient et se réunissent encore chaque deuxième samedi du mois chez l’une d’entre elles. Il est couramment dit en milieu peul que, la causerie des vieux pourrait parfois être des insultes pour les enfants !</p>
<p>Je ne suis pas sûr que tu as été bien inspiré mon petit-fils de titiller le grand père au nom de la défense d’une Institution : l’Armée.<br />
Petit-fils, merci de nous apprendre que l’Armée est une Institution et qu’à ce titre les militaires ou des militaires (c’est cela mon propos) ne peuvent pas créer un Parti politique. C’est juridiquement impossible dis-tu mon petit-fils !<br />
Les cinq colonels, aujourd’hui généraux à titre exceptionnel qui t’ont coopté, ont-ils pris juridiquement le pouvoir le 18 août 2020 au Mali ?<br />
Est-ce juridiquement qu’ils ont le 25 septembre 2023 annoncé le léger report de la date des Elections initialement prévues en février 2024 ? Léger report dont beaucoup de maliennes et de maliens ne savent toujours pas la durée !</p>
<p>Petit-fils, parlons sérieusement : toi-même, sais-tu seulement la durée de ce léger report que tu as eu la charge d’annoncer en tant que Ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement ?<br />
La plupart des maliennes et des maliens ont été surpris par le silence assourdissant du Président de la Transition sur les Elections dans son message de nouvel an à la Nation. Et pourtant les Elections font partie des huit points des grandes orientations du chef de l’Etat adressées au Premier ministre. Ces orientations ont été mentionnées lors de la rencontre avec l’AIGE (Autorité Indépendante de Gestion des Elections).</p>
<p>Juridiquement, les militaires ou des militaires ne peuvent pas créer un parti politique. C’est impossible, affirmes-tu, mon petit-fils devant la presse nationale et internationale pour répondre à ton grand père Ali Nouhoum DIALLO !</p>
<p>Dès lors, des questions d’une grande importance se posent aux maliennes et aux maliens !<br />
Comment le Général d’Armée, président du Conseil Supérieur de la Magistrature se présentera-t-il à l’élection du président de la république ? En candidat Indépendant ? En général à la retraite par anticipation, violant en cela la loi fondamentale du pays comme l’avait fait du reste son prédécesseur le Général d’Armée Amadou Toumani Touré, qui non plus, n’avait pas démissionné de l’Armée comme l’exigent toutes les lois en vigueur en la matière ?</p>
<p>Que feront tous les membres militaires du CNT (Conseil National de Transition), leur chef en tête si ces militaires veulent être des députés légitimes et légaux par les Urnes ? L’Actuel président du CNT se présentera-t-il à Ségou ou dans une circonscription aménagée à cet effet en vue de rester président de l’Assemblée Nationale une fois les Elections effectuées ?</p>
<p>Suivront-ils les pas du chef suprême des Armées soit en démissionnant de l’Armée, ce qui serait conforme à la loi fondamentale et aux différentes lois en vigueur ; soit en prenant une retraite anticipée de l’Armée puisqu’il y a jurisprudence en la matière ?<br />
Ou bien est-on en train d’inculquer dans le cerveau des maliennes et des maliens, à doses homéopathiques qu’il n’y aura pas d’Elections ?<br />
Le voyage en Chine pour le Forum de coopération sino-africaine (Focac) en septembre 2024 aurait-il inspiré le chef de l’Etat pour que le Mali soit géré comme dans les Démocraties populaires, où peut-être, dans l’imaginaire de celles et de ceux qui nous dirigent actuellement, il n’y a jamais d’Elections et pourtant l’Empire du Milieu se développe et tend même à dépasser les pays les plus avancés !<br />
Faudrait-il alors que les Hommes politiques et surtout les Politiciens rejettent leurs Illusions ? Encore une fois !</p>
<p>Troisième questionnement : les généraux au pouvoir renonceront-ils à toutes élections pour continuer à gérer le pays avec comme instrument de promotion électorale l’Armée transformée en Instrument d’exercice du pouvoir après avoir été celui de sa conquête ? Ne craint-on pas de désacraliser cette Noble Institution qu’est l’Armée ?</p>
<p>L’Armée ne serait-elle pas transformée en un Parti Politique Informel en concurrence déloyale avec les Partis Politiques régulièrement, légalement constitués et détenant Eux leur récépissé ?<br />
Cela relèverait d’une grande originalité, il faut l’avouer ! Pourquoi pas ?<br />
Toutefois, la physique enseigne que toute action appelle une réaction !<br />
Ce serait compréhensible que des maliennes et des maliens se demandent pourquoi Ali Nouhoum Diallo se livre-t-il à de tels questionnements, propositions et recommandations ?<br />
Pourquoi a-t-il tant de passion pour le Mali à quatre-vingt-sept ans ? Pourquoi ne se repose-t-il pas et regarder les Evènements s’écouler, Indifférent ? C’est tout simplement parce que le grand père n’aime pas l’Indifférence pour paraphraser Antonio Gramsci !<br />
Dans la société des Humains il y a des femmes et des hommes qui pensent qu’à un certain âge, la sagesse aidant, un Homme politique doit abandonner le champ de bataille.<br />
Les politiciens qui cherchent leur pain à travers la politique peuvent le faire !<br />
Mais pas l’Homme politique. L’Homme politique ne déserte jamais le champ de bataille. L’Homme politique est un militant.<br />
Le militant ne cesse d’être militant que dans la tombe ! Et encore ! Le militant c’est la réflexion et l’action permanentes !<br />
L’ancien président de l’Assemblée Nationale du Mali et ancien président du Parlement de la CEDEAO est ravi de savoir que les cinq Colonels qui ont accédé au pouvoir non pas par les Urnes, mais par les Armes n’ont nullement l’Intention de créer un Parti. Ils ne créeront pas un parti car juridiquement, c’est impossible !!!<br />
D’avoir évoqué ce qui est dans l’ordre du probable, de l’ordre du possible, du réalisable et même du déjà réalisé au Mali, a hérissé le poil de mon petit-fils le général de division Monsieur le Premier ministre Abdoulaye Maiga.<br />
Au fait, cerne-t-il vraiment les contours de ce dont il s’agit, à savoir le pouvoir ?<br />
Rares sont les Humains qui résistent à la griserie du Pouvoir laquelle les entraîne à franchir les frontières de l’humilité, de la modestie, les frontières du respect de l’Autre. Rares sont celles et ceux qui dans l’exercice du pouvoir ne commettent pas des abus, n’enfreignent pas les droits fondamentaux des Peuples ; rares sont celles-là et ceux-là qui, parmi les tenants du Pouvoir, font fleurir les libertés individuelles, les libertés d’opinion, d’expression, de manifestation ! Rares sont celles et ceux qui garantissent l’instauration et la préservation de l’Etat de Droit.<br />
Ils ne sont pas très nombreux parmi les Humains, celles et ceux qui résistent à la tentation d’embastiller toutes celles et ceux qui émettent des voix discordantes ; celles et ceux qui défendent le droit des minorités et réclament leur respect !<br />
L’envie est forte, très forte même, pour ceux et celles qui exercent Nouvellement le pouvoir de nier l’existant, d’être dans le déni, d’ignorer les réalisations concrètes même si elles crèvent les yeux !!! Attention à la Schizophrénie ! Elle pourrait être néfaste !</p>
<p>Il est préférable pour l’Equipe dirigeante actuelle de faire sienne la devise de l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) : « Respectueuse du Passé et Confiante en l’Avenir ».<br />
Il sied qu’elle s’éloigne des laudateurs, des thuriféraires et des flagorneurs. Ils ne servent à rien ! Ils ne sont pas utiles à des Bâtisseurs et pourraient même leur nuire, les Egarer !<br />
Boubou Mabél, ni les Bah-Pullo d’origine transformés en Bah-Kouyaté pour la pitance ne pourront pas donner de l’Electricité aux maliens, encore moins un genre de vidéastes qui peuplent les médias et semblent s’être assignés pour mission de constituer des dalles pour recouvrir les vilenies inhérentes à l’exercice du Pouvoir. Malheureusement ils ne croient en rien et aboient après les Honnêtes gens plus rigoureuses qu’Eux intellectuellement, moralement et Ethiquement ! Des honnêtes gens qui troublent leur conscience !<br />
Ce travail n’incombe qu’au chef Transitoire de l’Etat malien et à son gouvernement.<br />
Au détriment des journalistes professionnels de la Presse reconnue d’utilité publique, ces vidéastes percevraient des salaires consistants chaque mois. Ces salaires ne pourraient-ils pas renforcer le fonds routier et permettre de la sorte d’accélérer la restauration de la Route Gao-Sévaré totalement abîmée aux dires des voyageurs circulant entre l’Est et l’ouest du MALI ?<br />
La volonté politique aidant, il sera mis fin à la coupure physique et sécuritaire du pays en deux parties : le Mali oriental et le Mali occidental. A mon sens, cette tâche sacrée devrait être la priorité des priorités pour le Gouvernement de Transition ! Si l’on a vraiment le souci de la Conservation de l’Unité Nationale et de l’Intégrité Territoriale. Le chef Transitoire de l’Etat malien et son premier ministre doivent y veiller permanemment !<br />
L’ancien président de l’Assemblée Nationale et ancien président du Parlement de la CEDEAO, est aussi, maître de Conférences agrégé de médecine Interne.<br />
A ce titre, Hamdoulillahi ! il a formé des médecins qui sont devenus des Internistes comme lui ou des Hématologues, des Infectiologues, des chirurgiens généralistes, des gynéco-obstétriciens.<br />
Il y a d’autres qui se sont spécialisé, qui, en anesthésie-Réanimation ; qui, en cardiologie ou pneumologie ; qui, en dermatologie ou en Rhumatologie ; qui, en endocrinologie ou en gastro-Entéro-hépatologie ; qui, en ophtalmologie ou en O.R.L. (oto-Rhino-Laryngologie ; qui en Neurologie ; qui, en Parasitologie, plus particulièrement en mycologie, paludologie. Les spécialistes en Santé Publique administrent les Hôpitaux nationaux, régionaux, de District et les centres de santé de Référence. Les bactériologistes dirigent les Equipes d’Analyse et de recherche dans les laboratoires. Ils, elles nous font l’honneur de nous appeler Cher maître, pour beaucoup avec respect et déférence sincères.<br />
Toutes celles-là, et tous ceux-là (médecins, chirurgiens, Infirmiers, infirmières, sages-femmes, infirmières obstétriciennes, infirmières anesthésistes) qui ont été principalement formés par l’Equipe Bernard Duflo et Brigitte Duflo Moreau, m’entourent aujourd’hui de leur chaude affection.<br />
Qu’Allah les paye au centuple, les garde en bonne santé physique, mentale, intellectuelle. Qu’Allah les dote d’un grand sens de l’Ethique et les rende rigoureux dans l’observation des Serments d’Hippocrate et de Gallien !<br />
Que leur progéniture aille plus loin que nous toutes et nous tous dans l’acquisition des connaissances et surtout dans l’observance de l’Ethique !<br />
Les enseignants des Universités, singulièrement ceux et celles des Facultés de Médicine et de Pharmacie sont des enseignants chercheurs. Ils procèdent par des hypothèses diagnostiques pour les soins et hypothèses de recherche pour faire progresser les connaissances dans leurs disciplines respectives.<br />
Ainsi formaté, le maître de Conférences agrégé en médecine Interne formule toujours des hypothèses de travail pour préparer les camarades à anticiper en toutes circonstances, à être le moins surpris possible dans la vie.<br />
L’ancien chef de l’Institution parlementaire parle d’expérience en formulant l’hypothèse que les militaires pourraient créer leur parti.<br />
En tablant sur l’expérience récente du Mali, il sait que le parti qui pourrait être créé par les cinq généraux à titre exceptionnel, ne pourrait pas n’être composé que de militaires.<br />
L’UDPM (Union Démocratique du Peuple Malien) a été porté sur les fonts baptismaux le 31 mars 1979, soit onze ans après la prise du pouvoir par les armes le mardi 19 novembre 1968. Or qu’avait dit le jeune Lieutenant Moussa Traoré lors du premier discours qu’il a prononcé en tant que président du Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) ?<br />
L’Equipe de quatorze officiers subalternes dont quatre capitaines (Capitaines Yéro Diakité, Charles Samba Sissoko, Mamadou Sissoko, Malick Diallo, (Paix à leur âme) que je dirige procédera au Redressement Economique et Financier, et, dans six mois rentrera dans les casernes !!! Qui dit mieux ?<br />
Ces six mois se sont prolongés pendant vingt-deux ans, quatre mois et sept jours (dixit Me Kouréissi Ba, avocat défenseur du Général Président Moussa Traoré). Vingt-deux années, vingt-deux longues et très longues années pénibles à tous égards pour l’ensemble du Peuple malien…<br />
Devinez qui fut le premier Secrétaire Général du parti UDPM ? C’est le général d’Armée Moussa Traoré, naturellement !<br />
Ne serait-ce pas le grand Philippe, le Général Filifing Sissoko, le premier Trésorier Général du Bureau Exécutif Central (BEC) de l’UDPM ?<br />
Il bénéficiait de la sympathie des civils dont moi-même. Il était réputé être l’homme de confiance du général président Moussa Traoré qui lui avait confié le secrétariat permanent du CMLN.<br />
Le Secrétaire général adjoint de ce parti pouvait-il être autre que le Numéro deux du CMLN, le colonel Amadou Baba Diarra ? Le poste de l’Information et de la culture revint à un des principaux acteurs du putsch du 19 novembre 1968 le colonel Youssouf Traoré.<br />
Le colonel Sékou Doumbia est adjoint de notre oncle Mohamed Talibé Soumaré comme Commissaires aux comptes du BEC (Bureau Exécutif Central).<br />
Les secrétariats chargés de l’Administration, de la Politique, de l’organisation, des relations extérieures et celles avec les syndicats, l’UNFM, l’UNJM sont confiés à des civils dont les plus connus se nomment Amadou Thiam de Bamako, Sory Coulibaly de Niono, Bouyé Siby de Nioro du Sahel, Toumani Bakayogo de Bougouni, Moussa Kèlètigui Traoré de Sikasso, Mme Sow Rokiatou Sow de Ségou, Abedine Niangaly de Koro, Youssouf Traoré de Koutiala.<br />
Les rescapés du CMLN après le 28 février 1978, les colonels Missa Koné et Mamadou Sanogo, ont été versés au Conseil National de l’UDPM dont la liste intégrale a été publiée, entre autres, après le Quotidien National l’Essor, par le « Politicien Musulman » de l’Imam Modibo Diaby. On y note le souci dominant du CMLN ou plutôt ce qui en reste de faire représenter toutes les régions de l’Epoque et toutes les communautés.<br />
Une des figures historiques du Mali le camarade Abdrahmane Niang a été choisi par Ténenku pour être au Conseil National de l’UDPM.<br />
Il faut signaler pour la saluer, la préoccupation du Général Moussa Traoré Secrétaire général du Parti de tenir compte de la représentativité des militaires dans la Nation malienne pour la composition des Instances dirigeantes du Parti qui vient de naître !<br />
Et cela en dépit ou peut-être à cause de la victoire qu’il venait de remporter contre les colonels, les commandants adversaires et alliés, expédiés comme des colis, pourtant vivants, au « Bagne mouroir » de Taoudénit (dixit le Sergent-chef Samba Sangaré) qui y a séjourné pendant dix ans !<br />
La formation de la Nouvelle direction de l’UDPM, issue du Congrès suivant sera plus significative et plus parlante que la première direction. Des acteurs de la vie politique dès cette période sont encore au-devant de la scène pour certains comme le Dr Choguel Kokalla Maiga, les professeurs Issiaka Ahmadou Singaré, Oumar Kanouté, Jean Bosco Konaré, Drissa Traoré toujours fidèles aux putschistes, héritiers du général président Moussa Traoré.<br />
Ils sont concurrents du Mouvement Démocratique, en politique, mais pas des adversaires, encore moins des ENNEMIS !<br />
Ensemble, eux et le Mouvement Démocratique dont beaucoup en sont issus pourraient élargir et approfondir la démocratie. Surtout si l’état de santé du secrétaire Politique Djibril Diallo lui permet de rejoindre ses camarades de toujours qui le recevront sans nul doute à bras ouverts. N’avait-il pas proclamé, tout le Mali s’en souvient, que l’UDPM a atteint son seuil d’incompétence ! ??!<br />
Lors de la formation en 1991 du CTSP (Comité de Transition pour le Salut du Peuple), l’aile militaire du Mouvement Démocratique, le Lieutenant-Colonel Amadou Toumani Touré en tête a voulu faire croire qu’elle était pressée de rentrer dans les casernes. Elle propose donc une transition d’une durée de neuf (09) mois.<br />
D’autres proposent d’autres durées. Plus réaliste, parce que composé de Femmes et d’Hommes plus expérimentés, Adema, le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adema-P.A.S.J) défendit une durée de dix-huit (18) mois. A la fin des débats, les ailes militaire et civile convinrent qu’il faut au moins une durée de douze (12) mois.<br />
L’aile militaire et certains civils parmi ses affidés entreprirent d’autres civils pour qu’ils acceptent une prolongation. Les participants à la Conférence Nationale du Mali tenue du 29 juillet au 12 août 1991, se souviennent sans doute de la voix de ténor du grand frère Victor Sy Borion traitant le président Amadou Toumani Touré de démagogue et se demandant pourquoi la Transition ne pourrait pas durer cinq ans ?<br />
Les discussions sur le bien fondé des Elections et la pérennisation d’un Pouvoir à dominante militaire ne sont donc pas du tout nouvelles.<br />
Pour celles et ceux à qui Allah a accordé une longue vie savent qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil dans ce qui se passe actuellement.<br />
Adema-P.A.S.J a concédé une prolongation de deux (02) mois au bout desquels toute tentative d’avoir une rallonge sera source de rupture de la coalition. Adema-P.A.S.J a alors été accusé d’être pressé de prendre le pouvoir convaincu de sa victoire en cas d’élections.<br />
Fin stratège, le président du CTSP, le Lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré renonça à exercer des pressions sur les civils et s’en tint au délai fixé et organisa les Elections municipales, législatives et présidentielles aussi paisibles, transparentes, sincères que possibles.<br />
Il passa le témoin au président élu Alpha Oumar Konaré avec une grande élégance et une humilité reconnues par tous.<br />
Il déclara après le passage du Témoin, que seuls les fous cherchent à diriger le Mali. Et pourtant il revint au pouvoir en 2002 après les deux mandats constitutionnellement permis au Président Alpha Oumar Konaré (1992-2002).<br />
Au cours de son second mandat, il initia la création du PDES (Parti pour le Développement Economique et la Solidarité) dont son épouse Mme Touré Lobbo Traoré fut la marraine, insinuant ainsi qu’il est loin de l’Entreprise. Il n’a convaincu que les naïfs et les amis élus du pouvoir dans la classe politique.<br />
A la fin du second mandat d’Amadou Toumani Touré, Allah, mes aînés, les militants de la COMODE (Coordination des Organisations Démocratiques) peuvent témoigner combien j’ai déployé d’efforts soutenu en cela par la Présidente de l’A.De.Ma-Association Mme Sy Kadiatou Sow pour empêcher le coup d’Etat contre le Président de la République, non pas pour sauver « le soldat de la démocratie », mais pour chercher à ancrer la culture Institutionnelle dans le subconscient des maliennes et des maliens et m’opposer à l’instauration de la culture putschiste.<br />
Ce faisant, mon désir ardent était d’enfouir dans l’Inconscient collectif du peuple malien la culture constitutionnelle.<br />
Est tout simplement admirable l’exemple fourni par le peuple sénégalais, les Forces armées et de sécurité sénégalaises, la Cour Constitutionnelle lors des tempêtes sociales sous le Président Maki Sall. Cet exemple doit inspirer tout le Mali, les maliennes et les Maliens ! Le peuple malien tout entier doit travailler pour acquérir des Institutions aussi solides, sur tous les plans, que celles du Sénégal.<br />
Hélas les coups d’Etats qui ont suivi celui qui a renversé Amadou Toumani Touré ont largement confirmé mes craintes.<br />
L’histoire du proche et du Moyen orient, de l’extrême orient et de l’Amérique Latine est riche d’enseignements en matière de coups d’Etats et de création de Partis politiques, tous annonciateurs d’un Monde nouveau dominé par des Hommes nouveaux.<br />
Le Général Pinochet avait pour mission de liquider le Parti Social-Démocrate Chilien, son chef Salvador Alliende, ses alliés communistes et même les démocrates-chrétiens antifascistes.<br />
Le Général Soeharto lui devait éliminer Sukarno et ses alliés du puissant Parti Communiste Indonésien qui comptait douze millions de membres et était dirigé par le grand résistant contre l’occupation hollandaise Aidit.<br />
On n’a pas parlé à l’époque ni de massacre, encore moins de génocide ! Dites-moi, les Communistes sont-ils des Humains ? Les massacrer constitue-t-il un crime contre l’Humanité ?<br />
S’agissant de la création des Partis politiques par des militaires au MALI, on peut écrire l’adage bien connu « Jamais deux sans trois » Chat échaudé craint l’eau froide. C’est pour cela que j’ai émis l’hypothèse de la création d’un parti politique par les cinq généraux, plus Un !<br />
L’expérience africaine au moins depuis les années 1950 est une illustration de mon propos.<br />
Le 23 juillet 1952 « les Officiers libres » avec à leur tête le Général Neguib, vite écarté, les colonels Gamal Abdel Nasser, Anouar El Sadate, Zakaria Noureddine prennent le pouvoir au Caire.<br />
Du 23 juillet 1952 à ce jour (hormis la courte période de l’élection de Mohamed Morsi) ce sont les militaires qui dirigent l’Egypte. Tous y compris le maréchal Sissi ont créé des partis politiques.<br />
En 1969, Gasfaar Mohamed Nimery « les mains rouges du sang de Mahjoub », secrétaire général du Parti Communiste Soudanais s’installe au pouvoir par les armes à Khartoum. C’est toujours l’ordre kaki qui règne au Soudan avec les affrontements armés meurtriers entre le Général Abdel Fatah Al Bourhan de l’armée régulière et le général Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemeti, son allié d’hier, le chef des paramilitaires de soutien rapide.<br />
Le putschiste Gasafar El Nimeri s’est rendu tristement célèbre par l’exécution d’officiers soudanais rentrant d’exil de Londres interceptés par le colonel Mouamar El Kadafi et remis à Gasfar El Nimeri. Leur exécution est concomitante à celle du secrétaire général du plus grand parti communiste d’Afrique à l’Epoque, Abdel Khalil Mahjoub.<br />
Au total il y a eu vingt-neuf (029) coups d’Etats plus ou moins réussis au Soudan. Que Dieu en préserve le Mali !<br />
L’idéologie des révolutionnaires en armes dans ces contrées a toujours été le socialisme arabe en opposition au socialisme scientifique de Marx et Engels.<br />
Tous ces militaires, une fois les démocrates, les républicains, les progressistes, les internationalistes prolétariens nettoyés ont créé leurs partis politiques affiliés à l’Impérialisme mondial.<br />
Le rêve d’avoir un Mali habité par des Hommes nouveaux remonte au moins à l’accession au pouvoir de l’Union Soudanaise du Rassemblement Démocratique Africain (US-RDA) incarné par le président Modibo Keita après le Père de la Nation malienne Mamadou Konaté, Vice-président de l’Assemblée Nationale française. C’est vain de vouloir effacer l’Histoire.<br />
Je ne conseille pas à ceux et à celles qui nous gouvernent aujourd’hui de s’engouffrer dans la voie d’éradication de la classe politique qui les a précédés. Ils échoueront ; c’est évident !<br />
Il faut qu’ils se persuadent, se convainquent que les pierres non usées, non avariées d’antan pourraient leur servir pour continuer à bâtir le Mali.<br />
Il ne faut jamais insulter le passé, le vilipender au risque de compromettre l’Avenir.<br />
Le passé est l’œuvre des aînés : les mères et les pères, les grandes sœurs et les grands frères. Ils ont frayé le chemin pour leurs cadets qui doivent l’améliorer chaque jour davantage au lieu d’être rivés sur les imperfections de ce chemin afin de justifier l’insuffisance d’imagination pour créer, pour inventer. Il ne faut jamais oublier que l’Histoire est la meilleure juge des Humains sur cette terre.<br />
L’au-delà appartient à Jehova, à Dieu, à Allah, le Juge Suprême !<br />
La jeunesse malienne gagnerait beaucoup à se cultiver pour se rendre compte que le monde n’est pas né hier et que le Mali ne vient pas de naître.<br />
Elle s’instruirait davantage en connaissant l’épopée de Daniel ORTEGA qui a renversé la Dictature SAMOSO au Nicaragua au nom de son parti, a mis l’accent sur la construction des services sociaux de base (l’Education, la Santé) et a effectué beaucoup de forages d’eau.<br />
Ce faisant, il a cru naïvement qu’en organisant des élections transparentes, crédibles et sincères, il remporterait la victoire haut les mains ! Il avait oublié son entourage immédiat et lointain !<br />
Ayant été déclaré vaincu lors de la proclamation des résultats des votes, il se serait écrié : je sais maintenant que les peuples peuvent aussi se tromper.<br />
Il a repris le pouvoir. Les Sandinistes le conservent toujours bien que de plus en plus contestés selon les médias internationaux bien contrôlés comme on le sait !<br />
Monsieur le premier ministre, pour le moment nous sommes dans ce Bas Monde.<br />
Nya Kadiatou Alhassane Koba et même son époux ne comprendraient pas que le mari d’Aminta Aliou Mohomone puisse clore cet article sans prodiguer des Conseils à leur fils, à son neveu, aujourd’hui Premier ministre transitoire du Mali.<br />
Monsieur le Premier ministre, vous semblez emboiter le pas du Dr Choguel Kokalla Maiga, expert en communication, depuis que vous l’avez remplacé à la Primature. Vous vous croyez obligé de démontrer que son départ est un « non évènement » comme diraient à tort certains maliens, car tout évènement est Un dès lors qu’il s’est déroulé. Or en matière de communication, il est difficile d’égaler, à fortiori de dépasser l’ancien Premier ministre le Dr Choguel Kokalla Maiga !<br />
De surcroit, ce n’est pas ce qu’attendent les maliennes et les maliens d’un Premier ministre Général de Division. De lui, il est attendu des Actes, en tant que chef de l’Administration. Il est avant tout un Soldat et il ne doit jamais l’oublier.<br />
Chef de l’Administration générale, qui plus est, maintenu au poste de ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation doublé d’un ministre délégué, chargé des Réformes Institutionnelles et de soutien aux élections vous êtes tenu de travailler en étroite collaboration avec le Directeur Général du service que le citoyen lambda au Mali appelle « la SE » ; avec le ministre de la Sécurité et celui de l’Information, de l’Economie numérique et de la Communication. C’est dire que Monsieur le Premier ministre doit être très, très renseigné.<br />
Il doit veiller à ce que le chef de l’Etat et du Conseil Supérieur de la Défense ne puisse jamais dire devant un parterre de notabilités maliennes (Légitimités traditionnelles, leaders religieux de toutes Confessions), une Chose qui le mettra dans l’embarras un jour.<br />
L’Histoire d’un maire d’une commune qui aurait vendu, une parcelle ou des parcelles du terrain où le Président a posé la première pierre de construction des centrales solaires est tout simplement cocasse et gênante pour la crédibilité des plus hautes Autorités du pays !<br />
Monsieur le Premier ministre, votre plus grand souci devrait être non d’inspirer la crainte, la peur, mais plutôt le respect, l’Estime et la Considération, voire l’Affection, l’admiration des autres ministres. Vous devez vous efforcer de ne jamais vouloir vous substituer à l’un quelconque des membres de l’Equipe dont vous êtes le Capitaine. Il faut éviter de faire des frustrés qui vont grossir le rang des critiques du régime.<br />
Particulièrement, il faut éviter de marginaliser un ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Il est la vitrine d’un pays. Il porte sa voix avec la dignité qu’il sied !<br />
J’invite à méditer sur la récente visite au nouveau président du Ghana en vue de le féliciter pour son accession au pouvoir par les urnes une seconde et dernière fois.<br />
Le Mali n’était hélas pas à l’investiture !<br />
Attention, il y a la discipline militaire certes, mais il y a aussi la responsabilité individuelle au regard de l’Histoire et devant le Peuple malien !<br />
En somme, vôtre souci devait d’être une Autorité évidement intellectuelle, mais surtout morale et Ethique !<br />
Vous devriez maîtriser les dossiers plus que tous vos ministres, leur en imposer par la clarté de vos idées et non vous imposer parce que le plus proche compagnon d’armes et de la vie du chef de l’Etat.<br />
Aujourd’hui dans le domaine de la santé, préoccupez-vous de savoir ce qui se passe à l’Hôpital de référence nationale du Point G où les kits pour doser les glycémies, le taux d’hémoglobine et le groupage sanguin en urgence ne sont parfois disponibles que pour une semaine.<br />
Les simples seringues à usage unique manquent dans la pharmacie de l’Hôpital et les parents des malades hospitalisés sont obligés de les acheter en dehors de l’enceinte hospitalière.<br />
Heureusement il y a une pharmacie privée à 200 ou 300 mètres de la structure hospitalière. Une autre pharmacie se trouve au carrefour des routes du Point G et de Kati. Parfois les parents des hospitalisés doivent descendre dans la ville de Bamako ! Malheureusement !<br />
Des fois il y a même une rupture de la dotation en paracétamol, anti-algique de base le moins nocif d’entre eux, bien que toxique pour le foie dans certaines conditions.<br />
Monsieur le Premier ministre, souciez-vous d’équiper nos Hôpitaux nationaux autant que les Hôpitaux et cliniques privés surtout en matière d’Imagerie médicale (Radios, échographies et scanner).<br />
Vérifiez si les services de dialyse dans les Hôpitaux Etatiques nationaux sont en bon état de fonctionnement.<br />
Le service de radiothérapie fonctionne épisodiquement dans les Hôpitaux d’Etat.<br />
N’oubliez jamais que quand la capitale est en ébullition, c’est tout le pays qui s’ébranle.<br />
Le fils de paysan au sens large du mot, que je suis ne souhaite pas mieux que les hôpitaux des régions, tous les Centres de Santé de référence soient bien équipés.<br />
Mais tout dépend de nos ressources financières.<br />
J’ai déjà géré pour le savoir ; l’essentiel, c’est d’établir les bonnes priorités !<br />
Monsieur le Premier ministre, veillez à ce que les différentes premières pierres de la construction d’usines et de centrales ne se révèlent pas procéder d’effets d’annonces !<br />
Occupez-vous sérieusement de la construction de nouvelles infrastructures et de l’amélioration de celles déjà existantes.<br />
C’est dire monsieur le premier ministre que vous avez beaucoup à faire qui n’est pas la communication.<br />
Suivez attentivement la réalisation de tous les projets initiés par les cinq généraux, plus Un ! C’est cela à mon sens, votre mission.<br />
Désignez vite le porte-parole du Gouvernement et n’oubliez pas que vous avez un ministre de la Communication. Que chacun joue son rôle et les vaches seront bien gardées !<br />
Un immense respect doit entourer le Premier ministre d’un pays, même sous une Transition politique, surtout s’il est bardé de diplômes, surtout que ladite Transition semble de durée indéterminée.<br />
Mais en dépit de cet immense respect, il est de l’intérêt de monsieur le Premier ministre, que ses parents, ses oncles, lui signalent les erreurs qu’il a commises à fin qu’elles ne se répètent pas.<br />
Brillant énarque d’Alger, celles et ceux qui vous aiment bien ont été surprises et surpris de vous entendre traiter les diplomates algériens d’Energumènes, au motif que leurs représentants permanents au Conseil de Sécurité des Nations Unies avaient auparavant manqué de respect au Mali et à son gouvernement. Vos défenseurs disent que vous avez raison : Œil pour œil, Dent pour dent. Je me permets de conseiller qu’il est préférable de ne pas insulter le Passé commun ni compromettre l’Avenir par des propos qui ne relèvent pas de la bonne Education que nous tous, tes géniteurs, tes pères et mères, tes tantes et oncles, tes grandes sœurs et tes grands frères t’avons donnée !<br />
Il ne faut pas tenir de mauvais propos qui démentent votre grande formation à l’ENA d’Alger et ailleurs, surtout qui ternissent la qualité de l’Education reçue du Mali qui n’a pas besoin de hausser le ton pour se faire respecter dans le Monde !<br />
Il suffit de parler fermement sur un Ton qui n’aliène pas seulement que la sympathie du Monde entier, mais aussi celle des nouveaux Amis laquelle pourrait être éphémère.<br />
Même en colère, l’Homme conscient de la nécessité de mettre au-dessus de tout le respect de la dignité de la personne Humaine parlera avec dextérité, avec une ironie mordante, mais jamais de façon vulgaire.<br />
Il faut toujours éviter la vulgarité des Bilakoros qui s’invectivent sans se soucier de la décence, sans se souvenir de la politesse, de la finesse des peuples dont ils sont issus, les peuples du Pays des Aménokals, des Ardo et des Emirs, des Famas et des mansas.<br />
A bonne entendeur Tant pis ne devrait pas à mon sens sortir de la bouche d’un diplomate chevronné comme toi, même si d’aucuns ont été émerveillés par la phrase !<br />
Nous sommes dans l’Enceinte des Nations Unies. Les diplomates algériens, s’ils veulent se honnir à la face du Monde entier laissons-les le faire. Ils en récolteront les conséquences à court, moyen ou long terme. Et prenons toutes les dispositions nécessaires pour que le Mali obligé de coopérer avec l’Algérie de par l’Histoire et la géographie ne dépende jamais d’Elle, mais l’oblige à avoir, Respect, Estime et considération pour ce pays que l’Algérie connait bien et qu’elle connait même très bien. Il est des moments où seul le silence est grand comme le dit le grand poète Alfred de Vigny dans les Destinées. Tout le reste est signe de faiblesse et non de la force ! Et non de la grandeur !<br />
Enfin Monsieur le Premier ministre, je crains que la création de l’AES par réflexe d’auto-défense et de conservation de soi, ne soit pas une participation inconsciente et involontaire au projet impérialiste de désintégration des grands ensembles économiques, politiques. De grands ensembles sous régionaux et régionaux à vocation d’intégration aussi culturelle et sociale. Certes ces grands ensembles ne sont pas parfaits, mais ils ont le mérite d’exister et ont fait de grandes avancées ! Il faut s’attacher à les améliorer, à les parfaire ces grands ensembles !<br />
La libre circulation des Personnes et de leurs biens ; le droit d’établissement, de résidence, d’entreprise de chaque citoyen de la CEDEAO dans chacun des quinze Etats de la Région Ouest africaine, avec un Passé commun à tous les Etats, étaient des réalités, encore une fois, avant la fin de ma mission de président du Parlement régional en 2006.<br />
Et cela sous l’impulsion du président en exercice de l’UEMOA et de la CEDEAO pendant deux mandats successifs, le président Alpha Oumar Konaré, premier président de la IIIème République.<br />
Parlant de la capacité de la France à manipuler la CEDEAO, le bon sens voudrait qu’elle puisse objectivement être, plus capable de manipuler l’UEMOA composée historiquement de huit Etats francophones rejoints par la suite par la Guinée-Bissau totalement lusophone au départ.<br />
L’UEMOA est plus facilement manipulable avec le franc CFA, garanti par l’Euro via la France.<br />
S’il s’agit de souveraineté absolue si tant est qu’elle puisse exister dans le Monde globalisé d’aujourd’hui, pourquoi l’AES ne sortirait pas de l’UEMOA, n’abandonnerait pas le franc CFA pour créer sa propre monnaie ?<br />
Au demeurant, il faut connaître le vrai rapport des Forces économiques, politiques, sociales et culturelles dans le Monde et éviter de se brouiller avec ses voisins. Les rapports bilatéraux avec les puissances occidentales risquent d’être pour longtemps inégaux dans la situation mondiale actuelle, même si la chanson populaire d’aujourd’hui est d’établir les rapports gagnant-gagnant.<br />
Je crois plus en la possibilité d’établir ce type de rapports gagnant-gagnant entre les grands ensembles africains qui existent et le reste du monde. Ce type de rapport gagnant-gagnant pourrait mieux prospérer entre l’Union Africaine et les monopoles internationaux, notamment occidentaux.<br />
L’Afrique se ferait beaucoup d’illusions si elle pense que les nouveaux amis : Chine, Russie, Inde, Pakistan, Turquie, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, ne sont que des pays philanthropes, altruistes, négligeant les Intérêts de leurs pays dans les négociations avec les pays dits en voie de développement, dits Emergents.<br />
L’Afrique ne doit jamais oublier comme il est souvent répété : les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des Intérêts.<br />
Il faut terminer cette contribution au débat d’Idées entre républicains, démocrates, patriotes Femmes et hommes soucieux du progrès social, en souhaitant que Monsieur le Premier ministre médite sérieusement sur le message adressé à son Equipe et à lui-même personnellement.<br />
Message adressé aux neveux, aux fils, aux filles et nièces par l’oncle, le père.<br />
Vos cinquante années au moins d’existence vous ont sûrement enseigné chers fils, chères filles, chères nièces et chers neveux en uniforme qu’on ne peut pas se maintenir au Pouvoir uniquement par la force, Rien que par les Armes.<br />
Pensez-vous réellement pouvoir rester à Kati et à Koulouba en ayant contre vous tout ce qu’il y a de sain dans la classe politique malienne si pacifique ? Croyez-vous pouvoir réaliser une Union sacrée autour des FAMA si éprouvées, en faisant fi de tout ce que déclare et fait l’Alliance du 31 mars 2024 ? En les menaçant permanemment de retourner ou d’aller dans les geôles, dans vos différentes bastilles ?<br />
Attention le mépris souverain de l’Autre pourrait être source de violence. Vous en serez tenus pour responsables devant l’Histoire, mes enfants en uniformes.<br />
Nul n’a le monopole de la violence s’il ne respecte pas la loi fondamentale.<br />
Rien n’est éternel, sauf le créateur de l’Univers !<br />
Il faut nous souvenir d’une phrase fétiche de mon cadet, mon camarade de lutte et ami feu le Président Ibrahim Boubacar Keita (Paix à son âme). Je cite de mémoire « Aucun Sacrifice d’orgueil ou d’amour propre n’est de trop quand il s’agit de la défense des Intérêts fondamentaux de la Nation et du Peuple maliens ».<br />
Phrase magnifique au nom de laquelle il ne faut jamais refuser de discuter avec même les supposés ennemis d’hier et qui n’en sont pas en fait. Ils le sont seulement parce que nous avons pris les contradictions secondaires pour des contradictions principales, voire fondamentales et antagoniques par excès d’amour propre et d’orgueil !</p>
<p>Docteur Ali Nouhoum DIALLO, Maître de<br />
Conférences agrégé de médecine Interne,<br />
ancien Président de l’Assemblée Nationale<br />
du Mali, ancien Président du Parlement de la<br />
CEDEAO, Grand officier de l’ordre National du Mali.<br />
Le grand père et l’oncle de Monsieur le<br />
Premier ministre Abdoulaye Maiga.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tribune : Presse malienne et les FAMAs : même combat</title>
		<link>https://mediaelles.com/tribune-presse-malienne-et-les-famas-meme-combat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Media Elles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 13:23:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Mali d’aujourd’hui est confronté à un sérieux problème sur le plan sécuritaire. Ce terrorisme</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Mali d’aujourd’hui est confronté à un sérieux problème sur le plan sécuritaire. Ce terrorisme résiduel planifié par des forces occultes, théâtre ahurissant de violence inouïe et inhumaine dans les régions du Sahel dont notre pays est aujourd’hui victime, parrainé et financé par les ennemis du Mali, est devenu de plus en plus insupportable pour les populations maliennes, et alléchant pour les aventuriers aux desseins inavoués et à prétextes fallacieux.</p>
<p>Derrière cette guerre imposée au Mali, se cachent des véritables enjeux géostratégiques. C’est la stratégie de la création d’un climat d’insécurité permanente dans certaines régions de notre pays, afin de réduire la présence de l’Etat et de nous maintenir dans la régression économique.<br />
Déstabiliser pour contrôler les richesses et œuvrer pour mieux consolider l’existence des groupes identitaires et religieux, de l’institution des Etats nains, de maintenir des conflits interethniques sont les desseins inavoués des ennemis de notre pays.<br />
La persistance d’une guerre contre le terrorisme résiduel obligera notre pays à investir une grande partie de son budget pour supporter l’effort de guerre à travers l’achat d’armements auprès de leurs entreprises ; tels sont les objectifs destructifs planifiés.<br />
Comment peut-on comprendre l’installation abusive dans certaines parties notre pays des forces étrangères de soutien : MINUSMA, Serval, Barkhane, Takouba, et d’autres, avec des arsenaux de guerres sophistiqués inimaginables ? Et curieusement le peuple malien dans sa totalité n’a pas vu la plus-value de la présence de ces bases militaires étrangères. Parce que chaque jour que Dieu fait, notre pays est victime d’attaques ignobles, de massacre à grande échelle avoisinant le génocide des populations civiles et militaires.<br />
Ces attaques pourraient être évitées si toutefois il y avait une franche collaboration et un soutien réel des armées étrangères avec nos forces de défense et de sécurité. Mais hélas. C’est pourquoi nous saluons la rupture de ces contrats dont notre pays était payé en monnaie de singe.<br />
A cet effet, nous saisissons ce moment de grande solennité pour soutenir la montée en puissance de nos vaillantes forces armées et de sécurité. Et cela à travers des efforts multiples et les faits de gloire dont font preuve nuits et jours nos vaillants soldats sur les fronts de guerre pour la défense de l’intégrité territoriale et la stabilité collective.<br />
Le peuple malien reconnait que nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (les FAMA) ont toujours bravées les intempéries, les forêts, les montagnes, les grottes, les déserts, les fleuves, à la recherche des ennemis de la paix pendant que nous vaquons à nos activités quotidiennes. Ces FAMAS se sont battues contre vents et marée dans la tornade, comme sous les pluies, afin de garantir à notre pays sa souveraineté et son indépendance. Et mieux, nous permettre de vivre en paix, dans la stabilité collective, cela malgré les conditions à la fois matérielles et financières peu satisfaisantes mises à leur disposition. C’est le lieu pour nous de rendre hommage et gloire à ces vaillantes forces de défense et de sécurité pour tous les sacrifices inimaginables dont ils font montre nuits et jours.<br />
Le peuple malien soutient son armée, malgré des fausses accusations de crime de guerre et même de génocide par des rapports accablants, biaisés, et erronés de la Communauté internationale à travers ses caisses de résonnance : le Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. Nous sommes particulièrement étonnés que les prétendus experts en Droit de l’homme qui polluent les plateaux télé et dont la majorité souffre d’une forme grave de myopie analytique, soient dans l’incapacité de condamner une attaque aussi ignoble que barbare : l’attaque et l’incendie du bateau Tombouctou avec son cortège de morts et de blessés.<br />
Poursuivant le même combat de rendre au Mali sa dignité et sa souveraineté, nous saluons la presse malienne dans son ensemble pour son engagement patriotique à contrecarrer la campagne insidieuse de désinformation, de mésinterprétation, et d’intoxication des medias occidentaux dans leur logique de déstabilisation, vu la montée en puissance des FAMA.<br />
Au regard de la pertinence des motivations et de l’ampleur des évènements récents, la presse malienne, soucieuse du bien-être des citoyens, consciente de l’impérieuse nécessité de préserver la paix et la sérénité, déterminée à jouer pleinement son rôle en toutes circonstances, s’est employée à être un véritable contre poids à l’intox occidentale.<br />
Sur le Mali, la presse occidentale (relais de la propagande étatique sur des informations traitant de politique étrangère) donne volontairement, par malhonnêteté et subordination, des informations tronquées, biaisées où le mensonge par omission volontaire est roi. Des tous petits détails sont grossis à outrance et les données essentielles sont escamotées et ostracisées. Chapeau au professionnalisme de la presse malienne.<br />
Guidés par le sens de l’intérêt national ; en référence à ce hadits : (le patriotisme équivaut à un acte de foi), la presse malienne n’a pas mordu à cet hameçon, à cet appât de relais.<br />
Mesurant tout le risque que certains événements représentent vu leurs charges émotionnelles, et constatant qu’aucun incident majeur n’a été enregistré au niveau de la population pour désinformation, il importe de saluer ici le civisme et le professionnalisme de la presse malienne dans la gestion de la situation de crise actuelle.<br />
La communication en temps de guerre n’est pas du rafistolage, des rumeurs collectées dans les officines des forces centrifuges anti maliennes, à être une caisse de résonnance de la propagande occidentale, à se fourvoyer dans le sensationnalisme ou la recherche du scoop et encore moins des imaginations romanesques pour causer des préjudices à ceux qui se dédient corps et âme à la défense de la République du Mali.<br />
Nous lançons un vibrant appel à l’Unité et l’engagement citoyen et militants à mettre à profit cette initiative de la montée en puissance de nos Famas qui se battent nuits et jours pour nous et notre pays, et que tous, nous puisons perpétuellement apporter notre soutien sans réserve.<br />
Enfin, priant pour le repos des âmes des victimes d’une guerre imposée, et pour un prompt rétablissement aux blessés, nous rassurons les peuples : malien, burkinabé et nigérien de notre soutien total et inconditionnel ; et en appelons à la conscience de tous les hommes et femmes épris de paix et de justice.<br />
Vive la résistance à l’oppression et à la barbarie !<br />
Vive la solidarité entre les Peuples !<br />
Mohamed KIMBIRI Directeur Radio Dambé : « La voie des musulmans » Bamako.</p>
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		<title>La Géopolitique Mondiale : le Mali et le Nouvel Ordre Mondial</title>
		<link>https://mediaelles.com/la-geopolitique-mondiale-le-mali-et-le-nouvel-ordre-mondial/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Media Elles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 22:08:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dislocation du bloc communiste dirigé par l’ancienne URSS à la fin des années 80</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La dislocation du bloc communiste dirigé par l’ancienne URSS à la fin des années 80 a mis fin à la guerre froide. Cette guerre froide opposait les pays de l’Est dirigés par l’URSS est les pays occidentaux ayant à leur tête, les Etats Unis d’Amérique.<br />
En plus, il y avait le groupe des pays dits Non-Alignés qui comprenaient la Yougoslavie, l’Egypte, l’Indonésie et plusieurs pays africains y étaient membres.<br />
La chute de mur de Berlin avec le vent de l’Est a mis fin à la bipolarisation du monde. Le système capitaliste a pris le dessus sur le système communiste. Mais le système capitaliste empêtré dans ses propres contradictions est entrain de montrer ses limites.<br />
Ainsi depuis quelques années, le monde est à la recherche d’un nouveau souffle mais les tenants du système sont entrain de faire de la résistance et ne veulent pas accepter la nécessité du changement indispensable pour l’équilibre interne du système mondial.<br />
Partout dans le monde, la violence est entrain de prendre de l’importance et le terrorisme est en train de se répandre comme une preuvre.<br />
Ce phénomène naissant a gagné notre pays en 2012 et depuis ce temps notre pays n’a connu aucune accalmie. Alors que l’accalmie est indispensable pour que le pays puise amorcer un développement harmonieux.<br />
Malgré, l’intervention de plusieurs forces armées étrangères comme Serval, Barkhane, la Minisma, le G5 Sahel et la Takuba, la crise s’est répandue sur l’ensemble du territoire, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.<br />
Pendant cette décennie, il y a eu deux coups d’Etat militaires et une rupture de coup d’Etat. Ce qui démontre la gravité de la crise et la fragilité de la situation. Mais le constat est que depuis le second coup d’état d’ASSIMI en Mai 2021, un début de changement a été amorcé et une lueur d’espoir est apparue.<br />
Depuis le retrait des forces Français Barkhane en fin 2021, les forces Armées Maliennes (FAMAS) avec l’appui du nouveau partenaire qui est la Russie, sont entrain de fournir de grands efforts dans la lutte entre le terrorisme.<br />
Le gouvernement Français est jaloux des énormes succès que remportent les Forces Armées Maliennes depuis quelques mois sur les groupes terroristes.<br />
Les Français croyaient que leur départ du Mali allait créer un chaos indescriptible, et que les terroristes allaient profiter de cette nouvelle situation pour gagner du terrain. Ce qui allait provoquer un mécontentement général des Maliens et l’effondrement du pouvoir de la Transition. Mais c’est le contraire qui est en train de se produire maintenant. Aujourd’hui les militaires Maliens sont soutenus à bout de bras par la majorité du peuple Malien. Ce qui a créé un sentiment de frustration et de la haine chez les autorités Françaises.<br />
Le constat est que, quand les terroristes massacrent les paisibles populations civiles ou détruisent les camps des soldats du Mali, les pays occidentaux avec à leur tête les Etats Unis d’Amérique et l’Union Européenne ne font que des condamnations verbales et hypocrites.<br />
Mais quand ce sont les FAMAS qui remportent des victoires sur les groupes terroristes, on parle d’exécutions contre les populations civiles ou contre un groupe Ethnique.<br />
Voyez-vous-mêmes, combien ces gens sont des hypocrites et des méchantes personnes. Nous ne céderons pas devant quelques pressions d’où qu’elles viennent. Le peuple Malien avec l’aide de son partenaire Russe, va se battre contre l’injustice et la mauvaise foi de l’occident et des Organisations Internationales qui sont à leur solde.<br />
Le nouvel ordre Mondial est en train de se dessiner au Mali grâce à la bravoure du vaillant peuple du Mali et de leurs jeunes dirigeants. La libération totale et la reconquête de la pleine souveraineté de l’Afrique entière ont commencé au Mali.Rien ne pourra empêcher cette renaissance et cette émergence de l’Afrique pour briser les chaines de l’esclavage et de l’exploitation des peuples Africains par Babylone.<br />
Aucun obstacle ne pourra empêcher ce phénomène irréversible de prospérer.<br />
L’ordre ancien entretenu par les systèmes néocoloniaux de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) est actuellement dépassé mais les pays occidentaux font de la résistance pour maintenir contre vents et marées ce système désuet.<br />
La jeunesse africaine en général et la jeunesse malienne en particulier ont pris conscience de leur responsabilité dans ce combat de renouveau. L’Afrique avec ses immenses potentialités est appelée à jouer un rôle central dans le renouvellement de l’Ordre ancien.<br />
Le combat engagé au Mali contre dans l’exploitation de l’homme par l’homme permettra au peuple malien de servir d’exemple aux autres peuples africains, pour bouter hors de notre continent l’impérialisme et ses suppôts africains.<br />
La crise entre le Mali, la France et la CEDEAO doit être classée dans le cadre de la géopolitique mondiale. Le monde actuel est dominé par le système capitaliste de marché libéral dominé par les Etats Unis et l’Union Européenne.<br />
Le système ne tolère pas les velléités d’indépendance et de quête de souveraineté des pays sous-développés. Le système démocratique se mesure selon le degré de soumission du pays au respect des règles édictées par les pays de domination.<br />
La voie choisie par le Mali n’est pas du goût des pays Occidentaux et de leurs laquais africains. Le partenariat entre le Mali et la Russie est considérée comme un sacrilège ou un crime de lèse-majesté. C’est pourquoi on met tout en œuvre pour isoler et punir le Mali.<br />
La plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest dépendent de ce système donc, ils ne font qu’exécuter les ordres et les consignes sans aucune considération de la situation réelle du Mali. Le Mali est considéré comme un pays rebelle qui veut remettre en cause l’ordre mondial établi.</p>
<p>Yacouba Coulibaly Administrateur des Portes à la retraite Kalaban Coura. Bamako</p>
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		<title>TRIBUNE : Malick Coulibaly, ancien ministre de la Justice : « Le devoir de rebondir »</title>
		<link>https://mediaelles.com/tribune-malick-coulibaly-ancien-ministre-de-la-justice-le-devoir-de-rebondir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Media Elles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 11:57:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans notre pays, le Mali, l’année 2021 fut marquée par une détérioration de la situation</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans notre pays, le Mali, l’année 2021 fut marquée par une détérioration de la situation d’ensemble.<br />
L’insécurité a progressé dans nos villes et campagnes avec un épicentre au Centre du pays où les populations civiles souffrent le martyre, prises entre le feu croisé des affrontements des groupes armés et les opérations antiterroristes.<br />
La mauvaise gouvernance et les défaillances des hommes politiques ont entrainé l’irruption de l’armée dans la gestion des affaires publiques.<br />
Par ailleurs, l’épidémie de la COVID-19 a accentué nos vulnérabilités tout en exposant au grand jour la faiblesse de nos structures sanitaires et sociales.<br />
C’est dans un contexte aussi difficile que nous avons des tensions avec nos partenaires dont l’appui est nécessaire. En effet, la baisse substantielle de leur contribution financière risque d’avoir un impact sur les populations les plus vulnérables. Cette situation de grande difficulté nous interpelle tous.<br />
Sur le plan sécuritaire, les pertes en vies humaines demeurent préoccupantes.<br />
Selon les estimations de ACLED, (The Armed Conflict Location &amp; Event Data) plus de 10 000 personnes ont perdu la vie dans notre pays depuis le début de la crise en 2012.<br />
Par ailleurs, l’ONU estime à 401 736 le nombre de déplacés internes en raison du conflit (septembre 2021).<br />
Nous traversons donc une époque critique qui nécessite de s’unir derrière les FAMas.<br />
Nous devons leur apporter un soutien indéfectible tout en étant honnêtes sur les failles de l’appareil sécuritaire. Nous devons aussi reconnaitre les difficultés auxquelles sont confrontés nos militaires en vue d’y apporter les solutions endogènes pour la constitution d’une armée de nos besoins basée sur nos valeurs.<br />
Je profite de l’occasion pour respectueusement m’incliner devant le sacrifice de nos braves soldats toujours prêts au sacrifice ultime.<br />
Je pense qu’avec une meilleure formation et des équipements, nous pourrons bâtir une armée professionnelle au service des populations. Ceci permettrait en outre de rapprocher l’armée des citoyens et d’éloigner par la même occasion les allégations de violations des droits humains. Nous devons garder en conscience que les violations des droits humains alimentent le cycle des violences, comme ce fut le cas depuis l’indépendance de notre pays.<br />
En outre, une professionnalisation de l’armée nous permettra de faire face à l’insécurité et de réduire les coûts de fonctionnement (18,73% du budget national).<br />
Une rationalisation de ces coûts permettrait d’augmenter le budget affecté aux secteurs sociaux.<br />
Nous savons aussi que l’armée dont nous rêvons ne peut se réaliser que si nous bénéficions d’un appui de qualité de nos partenaires stratégiques. A cet effet, l’accompagnement sincère de nos partenaires doit nous mettre dans une posture offensive pour anticiper les attaques ennemies et enrayer toute perspective de répit et de replis pour les forces du mal.<br />
La guerre qui nous est imposée est asymétrique. Elle se gagne avec des forces spéciales aux capacités de mobilité et de riposte appropriées.<br />
Par ailleurs, au vu des incidents impliquant les forces étrangères (Taranganbougou 17 Mai 2020, Bounti Janvier 2021), nous demandons le respect du droit international humanitaire par ces forces, notamment les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution dans la conduite des opérations militaires.<br />
Cependant, il faut l’admettre, la crise sécuritaire n’est qu’un symptôme. Le mal se nomme absence d’un Etat juste, protecteur, serviable, équitable, responsable et redevable.<br />
Sur le plan politique, il est plus que nécessaire que les Maliens amènent la sérénité au centre du débat. Nous pensons qu’il est plus que temps de dépasser les divergences entre acteurs du « mouvement démocratique » et « refondateurs ».<br />
En tant qu’enfants de ce pays, il est temps que nous nous donnions la main pour construire une nation inclusive en vue de définir ensemble les modalités de notre vivre-ensemble.<br />
Les Assises Nationales de la Refondation qui se clôturent aujourd’hui (hier ndlr) auraient pu être ce cadre idéal de retrouvailles. Mais, l’exercice n’est point dénué d’intérêt en ce que des recommandations fécondes en résulteront.<br />
Le débat politique et les relations avec la Communauté internationale achoppent sur la question de la durée de la transition. A ce sujet, il est utile de rappeler que la vocation d’une transition réussie est de jeter les bases d’une refondation. La transition ne peut mener une refondation qui est un processus long et sied à des autorités issues d’élections libres, crédibles et inclusives ; finalité de la transition.<br />
Assurément, l’échéance de février n’est pas tenable. A moins d’opter pour un remède potentiellement pire que le mal, il faut trouver un compromis dynamique en fixant un chronogramme permettant la tenue d’élections libres, crédibles et inclusives dans un délai raisonnable.<br />
Nous sommes conscients qu’il y a des plaies ouvertes qu’il convient de panser à travers, notamment, l’instauration d’une justice transitionnelle ayant pour objectifs de reconnaître les droits des victimes, d’établir la vérité, de réprimer les crimes commis, de prévenir la commission de nouveaux crimes et enfin de contribuer à la réconciliation et la cohésion nationale.<br />
Pour guérir ces maux, nous devons faire appel à nos valeurs culturelles et user des modes de médiations ancestrales (Toguna, l’arbre à palabre, les blons, les tentes et vestibules).<br />
Chers compatriotes, nous savons tous que le contexte économique est difficile et il risque d’empirer avec les effets de la COVID-19, la hausse du taux d’endettement (51,4% attendu en 2022) et le chômage.<br />
Le dialogue entre Maliens nous permettra de rouvrir l’école pour offrir à nos enfants ainsi qu’à notre jeunesse un avenir meilleur. Dans les zones où les établissements scolaires sont fermés, il faut trouver des solutions alternatives urgentes pour les milliers d’enfants privés de leur droit le plus fondamental : le droit à l’éducation.<br />
L’école devrait être le creuset d’apprentissage et d’intégration et non produire du chômage et de l’exclusion. Dans ce contexte, il est important d’adapter l’école au marché de l’emploi d’une part et aussi l’intégrer à nos valeurs, y compris à travers l’apprentissage de nos langues nationales. L’Ecole publique a perdu sa vocation de creuset de l’égalité des chances. Il faut la ramener à cette vocation.<br />
Cette crise a renforcé dans nos esprits l’importance de notre pays sur la scène géopolitique. Nous pensons que nous en sortirons grandis avec une compréhension renforcée de notre potentiel. Dans ce contexte, nous devons nous unir et défendre notre souveraineté nationale et éviter à tout prix d’être instrumentalisés dans des guerres d’influence externes.<br />
Aujourd’hui donc, nous sommes confrontés à l’impérieuse nécessité de nous relever pour la survie du Mali et pour l’avenir de nos enfants. Il est extrêmement urgent de trouver en nous les ressorts pour cela. Il est également crucial que nous nous retrouvions autour de l’essentiel, à savoir le Mali, car ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise.<br />
Nous devons définitivement prendre cette crise comme une opportunité pour remettre le pays sur de nouveaux pieds. Cela nécessite naturellement une refondation en profondeur de notre gouvernance et de notre Etat pour relever les défis contemporains.<br />
Aussi, un renouvellement concomitant du contrat social est nécessaire pour améliorer l’accès aux services sociaux de base et restaurer la confiance des citoyens à l’Etat.<br />
Pour y arriver, il est primordial de prendre à bras le corps la lutte contre la corruption, ce fléau qui freine le développement et entrave la légitimité étatique.<br />
L’espoir est permis en vue de réunir les Maliens de Kidira à Kidal. Nous sommes en droit de rêver d’un Mali-Kura tant clamé. Ceci en tant que Nation n’est pas un vœu impossible mais pleinement réalisable.<br />
Face au diagnostic établi, nous devons rester confiants que notre nation va se relever et se tenir debout. Nous le devons à la génération future. Le diagnostic est donc accablant et alarmant. Cependant, le pronostic vital n’est pas engagé si nous trouvons en nous les ressorts propres aux grandes nations pour relever les défis qui nous assaillent.<br />
Je vous souhaite une excellente année 2022 et prie pour que cette nouvelle année soit une année de paix, de cohésion et d’apaisement pour notre chère patrie, le Mali.<br />
Un Peuple, Un But, Une Foi. Vive le Mali.<br />
Maître Malick COULIBALY, Ancien ministre de la Justice<br />
Officier de l’Ordre National</p>
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